Dernier essai recensé
Devenir des patients atteints de maladie mentale sévère en réanimation
Les maladies mentales sévères (MMS), telles que la dépression majeure, la schizophrénie et le trouble bipolaire, présentent une prévalence significative chez les patients admis en réanimation, estimée en moyenne à 19 %. Les données disponibles indiquent que l'hospitalisation en réanimation est associée à un pronostic plus défavorable en termes de santé mentale et de morbi-mortalité par rapport à une hospitalisation en service conventionnel. Malgré cette vulnérabilité reconnue, les données disponibles restent limitées et sont souvent issues d'études rétrospectives aux résultats contradictoires. Certaines études ont montré que les MMS n'ont d'impact ni sur la prise en charge en réanimation ni sur la mortalité à long terme. À l'inverse, d'autres travaux ont rapporté une mortalité hospitalière plus élevée, une augmentation des complications (telles que la ventilation mécanique et l'allongement de la durée de séjour), ainsi que des résultats fonctionnels défavorables. Concernant des affections spécifiques comme le choc septique, des résultats inattendus ont été observés, certaines MMS semblant associées à une réduction de la mortalité à 90 jours par rapport à une population témoin appariée. Les patients atteints de MMS représentent ainsi une population vulnérable dont la prise en charge en réanimation peut poser des difficultés spécifiques. Cette étude prospective multicentrique vise à évaluer la mortalité et à identifier les facteurs prédictifs de mortalité chez les patients atteints de MMS pris en charge dans les réanimations françaises.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07705802
