Faible taux de TGF-β et implantation embryonnaire dans le cadre de l’assistance médicale à la procréation : confirmation d’un biomarqueur prédictif de succès et caractérisation du microenvironnement immunitaire.
L’infertilité touche environ un couple sur sept en France. Au-delà des enjeux médicaux et personnels, elle a des implications sociétales majeures. La fécondation in vitro (FIV) offre un espoir à ces couples, mais les taux de succès restent modestes (environ 30 % par transfert d’embryon). L’échec de l’implantation embryonnaire est multifactoriel. Parmi les facteurs en cause, le statut immunitaire au moment du transfert d’embryon joue un rôle central. Le transfert d’embryon induit une réponse immunitaire pro-inflammatoire aiguë, et une régulation inadéquate de cette réponse pourrait compromettre l’implantation. Nous avons précédemment identifié un biomarqueur immunitaire prometteur : le TGF-β (Transforming Growth Factor Beta). Dans une cohorte prospective de 255 patientes bénéficiant d’un transfert d’embryon congelé, nous avons démontré que de faibles taux circulants de TGF-β après stimulation non spécifique des cellules immunitaires le jour du transfert d’embryon étaient associés à une augmentation significative de la probabilité d’implantation et de naissance vivante. Ces résultats doivent désormais être validés de manière indépendante dans une nouvelle cohorte afin d’en établir la robustesse et d’explorer les applications cliniques potentielles. L’hypothèse de l’étude est que la mesure de la concentration de TGF-β après stimulation peut prédire le succès de l’implantation embryonnaire.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07859930
Mis à jour le
