Dernier essai recensé
Évaluer le maintien de la rémission par l'administration prolongée de prednisone dans les vascularites systémiques associées aux anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA)
Le traitement immunosuppresseur de la granulomatose avec polyangéite (GPA, maladie de Wegener) et de la polyangéite microscopique (MPA) a transformé le pronostic, faisant passer le risque de décès à une forte probabilité de contrôle de la maladie et de rémission temporaire. Cependant, la plupart des patients présentent des rechutes récurrentes entraînant des séquelles et nécessitant des traitements répétés associés à une morbidité et une mortalité à long terme. Il a été démontré que le rituximab est aussi efficace que le cyclophosphamide pour induire la rémission et maintenir la rémission chez les patients atteints de GPA et de MPA sévères, avec un profil de sécurité acceptable. Bien que le rituximab devienne le traitement de référence pour le traitement d'entretien chez ces patients, des rechutes surviennent encore et la durée optimale du traitement par prednisone reste débattue. D'une part, la plupart des études américaines privilégient un arrêt précoce (6 à 12 mois) en raison des effets secondaires redoutés. D'autre part, la plupart des essais européens proposent un arrêt tardif (\> 18 mois), compte tenu d'un taux de rechute plus faible observé avec un traitement au long cours par glucocorticoïdes à faible dose. Dans une revue systématique et une méta-analyse, le schéma d'administration des glucocorticoïdes s'est révélé être la variable la plus significative expliquant la variabilité entre les proportions de patients atteints de vascularite associée aux ANCA présentant des rechutes. Néanmoins, il s'agissait d'une estimation indirecte de l'effet du traitement, en l'absence d'essai randomisé dédié. Cette méta-analyse a conclu qu'une utilisation combinée à plus long terme (c.-à-d. \> 12 mois) de prednisone à faible dose, ou un objectif de glucocorticoïdes non nul, est associée à une réduction de 20 % des rechutes par rapport à un arrêt précoce (c.-à-d. ≤ 12 mois). Le taux de rechute chez les patients ayant arrêté précocement les glucocorticoïdes (10 à 12 mois) était rapporté dans deux études et s'élevait respectivement à 37 % et 34 %. En revanche, le taux de rechute chez les patients ayant arrêté tardivement la prednisone (18 à 24 mois) et recevant du rituximab en traitement d'entretien était de 14 % à 24 mois dans l'essai MAINRITSAN. Il convient de noter que la décision d'arrêter les glucocorticoïdes après 18 mois était laissée à la discrétion du médecin dans cette étude, et que les deux tiers des rechutes non sévères sont survenues lorsque les patients étaient sans prednisone. L'essai détaillé ici est le premier essai prospectif évaluant la durée d'administration des glucocorticoïdes en tant que traitement adjuvant de la rémission chez des patients atteints de GPA ou de MPA.
À partir de 18 ans · Réf. NCT03290456
Mis à jour le
