Équipe de soins primaires coordonnée pour l’accès et la régulation des soins non programmés
Les soins non programmés sont des soins « qui ne constituent pas une urgence vitale mais pour lesquels une prise en charge par un professionnel de santé est souhaitable dans les 48 heures », et 80 % des médecins généralistes organisent leur emploi du temps pour assurer des soins non programmés chaque jour. Dans les maisons de santé pluriprofessionnelles, 58 % des médecins généralistes déclarent traiter systématiquement les demandes de soins non programmés par une réponse collective à ces demandes. Malgré cela, les difficultés d’accès aux soins s’aggravent et, selon une enquête de France Assos Santé, 44 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à des soins en raison de délais d’attente trop longs ; en 2025, 80 % ont déclaré avoir renoncé à des soins au moins une fois, 67 % attribuant ce renoncement à des délais de rendez-vous trop longs. La littérature montre que ce phénomène est lié à deux facteurs principaux : des conditions de vie précaires (obstacles financiers) et une offre de soins limitée, qui se renforcent mutuellement, les personnes vivant dans des conditions précaires étant trois fois plus susceptibles de renoncer aux soins que les autres. En effet, dans les zones sous-dotées en médecins généralistes, ce risque devient plus de huit fois supérieur à celui du reste de la population. À l’échelle nationale, la densité de médecins généralistes était de 153 pour 100 000 habitants en 2012 et de 140 pour 100 000 en 2021 ; elle devrait continuer à diminuer au cours de la prochaine décennie. Les médecins généralistes travaillent en moyenne 55 heures par semaine et, leur nombre étant en diminution, il est essentiel de réorganiser les services de soins primaires. Concernant les soins non urgents, en 2019, 17 % des Français ont déclaré avoir eu recours aux urgences par manque de disponibilité des médecins (selon une enquête de France Assos Santé). De nombreux passages aux urgences pourraient être évités car ils relèvent du champ des soins ambulatoires. Ce recours inapproprié semble lié à plusieurs facteurs, notamment le manque de disponibilité de soins primaires adaptés et la plus grande accessibilité financière liée au tiers payant, ce qui est cohérent avec les facteurs à l’origine du renoncement aux soins. En Occitanie, le rapport de l’ORU de 2024 a estimé que 20 % des passages aux urgences pourraient potentiellement être pris en charge par les soins primaires. Des évolutions dans l’organisation des soins ambulatoires émergent progressivement, notamment grâce à la délégation de tâches et à la création de structures de soins coordonnées, mais cela n’a pas suffi à empêcher une dégradation de l’accès aux soins ambulatoires. L’équipe médicale de la MSPU La Source est pleinement consciente de cet enjeu de santé publique et de l’inégalité d’accès aux soins pour tous. Au vu de ce constat, la MSPU propose d’organiser une équipe de soins primaires chargée de gérer l’accès aux soins non programmés et d’en coordonner la prise en charge au sein de la structure. Cette organisation innovante est désignée sous le nom de Structure Coordonnée pour les Soins Non Programmés (SC-SNP). Un créneau de consultation sans rendez-vous est ouvert chaque matin, du lundi au vendredi, pour répondre aux demandes de soins non programmés. Ce dispositif mobilise une équipe de soins primaires dédiée, composée d’un assistant médical, d’un infirmier diplômé d’État et d’un médecin généraliste.
Non précisée · Réf. NCT07862699
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