Ipsen en détail
Ipsen est un groupe biopharmaceutique français fondé en 1929, aujourd’hui concentré sur trois domaines : l’oncologie, les maladies rares et les neurosciences. Depuis son siège de Boulogne-Billancourt, il conduit des essais cliniques dans le monde entier, dont plusieurs recrutent en France, et développe des traitements pour des cancers difficiles et des maladies rares où les options sont peu nombreuses.
Histoire et identité
Ipsen a été fondé en 1929 à Dreux par Henri Beaufour, pharmacien, sous le nom de Laboratoires Beaufour. L’entreprise reste longtemps familiale et se développe d’abord en France et en Europe. Elle prend le nom d’Ipsen dans les années 1990, entre en Bourse en 2005 et s’internationalise fortement dans les années 2010, avec des acquisitions aux États-Unis et au Royaume-Uni. La famille Beaufour reste actionnaire de référence.
Selon le groupe, Ipsen a réalisé au premier semestre 2026 une croissance de son chiffre d’affaires de plus de 20 %, portée par ses trois domaines ; son chiffre d’affaires annuel dépasse trois milliards d’euros, réalisés pour l’essentiel hors de France. Le groupe est dirigé par David Loew. Il a poursuivi en 2026 sa politique d’acquisitions de sociétés de biotechnologie, avec Memo Therapeutics et Kartos Therapeutics.
Domaines de recherche
L’oncologie est le premier domaine d’Ipsen depuis 1986 : le groupe développe et commercialise des traitements des tumeurs neuroendocrines, des cancers du rein, du foie, du pancréas, de la thyroïde, de la prostate et du sein. Les maladies rares forment le deuxième pilier, avec des traitements de maladies osseuses et de croissance rares, de maladies hépatiques rares et de troubles neurogénétiques ; Ipsen a par exemple obtenu ces dernières années des autorisations pour des traitements de la cholangite biliaire primitive et de la fibrodysplasie ossifiante progressive. Les neurosciences complètent le portefeuille, autour de la toxine botulique thérapeutique, utilisée dans la spasticité et la dystonie.
Présence en France
Le siège d’Ipsen est à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. Le groupe dispose en France de sites de recherche et de production : Dreux, berceau historique, Les Ulis, dans l’Essonne, et Signes, dans le Var, où il produit notamment ses biomédicaments. Ipsen figure parmi les premiers exportateurs pharmaceutiques français.
En janvier 2026, Ipsen a rejoint Sanofi, Servier, Pierre Fabre, Guerbet, LFB et Théa pour fonder un nouveau syndicat professionnel, distinct du Leem, consacré à l’accès des patients français aux médicaments innovants et à la recherche et la production en France.
Les essais cliniques d’Ipsen en France
Ipsen est promoteur d’essais conduits en France, surtout en oncologie et dans les maladies rares. Ce portail en recense plusieurs, importés du registre public ClinicalTrials.gov avec leur source et leur date ; chaque fiche indique les lieux en France et renvoie vers le registre d’origine.
Un essai promu par Ipsen se déroule dans des centres investigateurs : services de CHU, centres de lutte contre le cancer, centres de référence des maladies rares. Ce sont eux qui accueillent les participants, les informent, recueillent leur consentement et les suivent. Le laboratoire fournit le produit, finance et surveille l’essai, et en publie les résultats. Les études de phase I chez des volontaires sains sont confiées à des unités spécialisées.
Participer à un essai promu par Ipsen
Les essais de phase II et III s’adressent à des personnes concernées par la maladie étudiée, souvent rare : la voie d’accès est le médecin spécialiste ou le centre de référence qui vous suit, qui connaît les essais ouverts et peut vérifier votre situation. Vous pouvez aussi repérer un essai sur ce portail, lire ses critères publics et en parler à votre médecin. Le portail n’évalue jamais votre éligibilité et ne transmet aucune candidature.
Indemnisation et prise en charge
Dans un essai chez des patients, les soins liés à l’étude et le produit étudié sont pris en charge par le promoteur. Une indemnisation des contraintes est possible mais peu fréquente ; lorsqu’elle existe, elle est examinée par le comité de protection des personnes et soumise au plafond légal de 6 000 € par période de douze mois. Les frais de déplacement, parfois importants dans les maladies rares où les centres sont peu nombreux, sont remboursés selon le protocole.
Encadrement et transparence
Chaque essai d’Ipsen en France a été autorisé par l’ANSM et a reçu l’avis favorable d’un comité de protection des personnes ; les essais européens relèvent du règlement européen sur les essais cliniques. Le groupe enregistre ses essais dans des registres publics et publie leurs résultats. Le portail essai-clinique.com reprend ces informations publiques ; il n’a aucun lien commercial avec Ipsen et ne reçoit aucune donnée des participants.
À quoi ressemble un essai d’Ipsen
Les essais d’Ipsen recensés en France se partagent entre l’oncologie et les maladies rares, deux domaines aux rythmes différents. En oncologie, notamment dans les tumeurs neuroendocrines et les cancers du rein, du foie ou du pancréas, l’essai compare le plus souvent un traitement par voie orale ou en injection à un traitement de référence, chez des personnes dont la maladie est avancée. Après une visite de sélection avec imagerie et bilans, le participant est tiré au sort, prend son traitement à domicile ou le reçoit à l’hôpital de jour, et passe une imagerie toutes les huit à douze semaines pour mesurer l’évolution, avec des visites intermédiaires de tolérance.
Dans les maladies rares, par exemple les maladies osseuses de l’enfant ou les maladies hépatiques rares, les essais incluent peu de participants, suivis dans un ou deux centres de référence en France, sur plusieurs années, avec des mesures spécialisées (radiographies, marqueurs sanguins, échelles fonctionnelles) et une phase d’extension qui permet de poursuivre le traitement étudié. Les essais en neurosciences autour de la toxine botulique évaluent des injections répétées tous les trois ou quatre mois chez des personnes atteintes de spasticité ou de dystonie, avec des échelles de mesure du tonus musculaire et de la fonction. Dans tous les cas, le participant est informé par écrit, signe un consentement après réflexion et peut se retirer à tout moment.
Lire une fiche d’essai Ipsen sur le portail
Les essais d’Ipsen recensés ici proviennent du registre public ClinicalTrials.gov. Chaque fiche affiche l’identifiant « NCT », le titre, la phase, le statut de recrutement, la tranche d’âge annoncée et les villes françaises où l’essai est ouvert, avec le nom du centre lorsqu’il est communiqué. La date de mise à jour est celle du registre. Un statut « recrutement en cours » signifie que le promoteur déclare encore chercher des participants ; il ne garantit ni une place dans un centre donné ni votre correspondance aux critères, que seul le centre investigateur peut vérifier. Le portail ne pose aucun diagnostic et ne recueille aucune donnée de santé.
Repères
- 1929 : fondation des Laboratoires Beaufour à Dreux par Henri Beaufour.
- 1986 : entrée en oncologie, devenue le premier domaine du groupe.
- 2005 : introduction en Bourse ; années 2010 : acquisitions aux États-Unis et au Royaume-Uni.
- 2026 : acquisitions de Memo Therapeutics et de Kartos Therapeutics ; croissance du chiffre d’affaires de plus de 20 % au premier semestre selon le groupe.
- En France : siège à Boulogne-Billancourt, sites à Dreux, aux Ulis et à Signes.
- 2026 : participation à la création d’un nouveau syndicat professionnel avec six autres laboratoires français.
Questions fréquentes
Ipsen recrute-t-il directement des volontaires ? Non. Les participants sont recrutés par les centres investigateurs, ou par des unités de phase I pour les volontaires sains.
Où trouver les essais d’Ipsen dans les maladies rares ? Sur ce portail, par le nom de l’essai ou par département, et auprès des centres de référence des maladies rares, qui centralisent l’information.
Le portail est-il lié à Ipsen ? Non. Les fiches d’acteurs sont rédigées par la rédaction à partir de sources publiques ; aucune n’est vendue ni sponsorisée sans mention explicite.
Rédigé par la rédaction du portail à partir des sources citées, mis à jour le . Aucune information de cette page ne constitue un avis médical ni une garantie d’admission à une étude.
