Sécurité de l'association atézolizumab-bévacizumab chez les patients transplantés hépatiques atteints de carcinome hépatocellulaire avancé
Le pronostic des patients transplantés hépatiques (TH) présentant une récidive de carcinome hépatocellulaire (CHC), en particulier ceux présentant une progression après traitement locorégional ou un CHC avancé, reste sombre. Les modalités de traitement actuelles font appel à des inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK), caractérisés par un faible taux de réponse et souvent une tolérance médiocre. Les résultats encourageants de l'étude Imbrave 150, démontrant une augmentation des taux de survie associée à une tolérance favorable au traitement, incitent les investigateurs à envisager la possibilité de proposer l'association atézolizumab-bévacizumab (Atézo-Béva) aux patients transplantés hépatiques. Aucune donnée concernant la sécurité et l'efficacité de cette nouvelle association n'est disponible chez les patients transplantés hépatiques, ceux-ci n'ayant pas été inclus dans l'étude Imbrave 150. L'immunosuppression après transplantation hépatique est faible comparée à celle de pratiquement tous les autres receveurs d'organes ; les receveurs de foie sont considérés comme présentant un risque immunologique plus faible. Cependant, l'utilisation des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) a été associée à un risque de rejet hépatique chez les patients transplantés hépatiques. Dans cette étude, afin de prévenir la survenue d'un rejet cellulaire aigu (RCA), il est proposé d'adopter un schéma immunosuppresseur standardisé proche de celui utilisé immédiatement après la transplantation hépatique, mais avec des objectifs thérapeutiques plus bas pour le tacrolimus et l'évérolimus, afin de permettre l'efficacité du traitement immunothérapeutique. La meilleure tolérance des greffons hépatiques entraînera probablement un risque de rejet moindre avec l'association atézolizumab-bévacizumab que pour les autres transplantations d'organes.
18 à 90 ans · Réf. NCT06254248
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