Polluants organiques persistants et décharge mécanique : limiter l'impact de la chirurgie bariatrique grâce à une activité physique adaptée personnalisée
Pour les cas d'obésité les plus sévères, le recours à la chirurgie bariatrique constitue la solution ultime. Bien que très bénéfique pour la santé individuelle, cette perte massive de masse corporelle pourrait également avoir des effets négatifs sur le métabolisme et la fonction neuromusculaire. Malheureusement, ces effets ont été relativement peu étudiés dans la littérature scientifique et sont peu pris en compte dans le suivi des patients lorsque la chirurgie bariatrique a été recommandée. L'un des effets indésirables de la chirurgie bariatrique est la libération dans la circulation sanguine de polluants organiques persistants (POP) qui ne sont pas seulement persistants, mais aussi bioaccumulables, toxiques et mobiles. Le problème majeur est que ces POP circulants sont associés à un certain nombre d'effets secondaires indésirables, notamment des troubles de la reproduction, des altérations neurocomportementales, des troubles métaboliques, des altérations du microbiote intestinal, des modifications inflammatoires et des altérations physiologiques. La neurotoxicité des POP pourrait également affecter les capacités psychomotrices et la fonction neuromusculaire. De plus, la décharge mécanique (c'est-à-dire la réduction de la contrainte mécanique sur les muscles) induite par la perte de masse corporelle, effet recherché par la chirurgie bariatrique et largement bénéfique pour la santé des individus, pourrait également altérer la fonction neuromusculaire et potentiellement modifier l'architecture musculaire et les propriétés contractiles. Malheureusement, aucune donnée n'est actuellement disponible dans la littérature scientifique pour confirmer ou infirmer ces hypothèses. Des stratégies d'intervention basées sur l'activité physique pourraient être utiles pour contrer les effets de la décharge mécanique et de la libération des POP, comme le suggère la littérature scientifique. Cependant, il est également possible de s'interroger sur la modalité d'exercice à privilégier. Notre hypothèse est que le renforcement musculaire excentrique préserverait mieux la masse musculaire et la fonction neuromusculaire tout en limitant les risques associés à la libération des POP, par rapport à un groupe en aérobie et à un groupe contrôle.
18 à 55 ans · Réf. NCT06597617
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