Immunodéficience liée à la clozapine dans la maladie de Parkinson
La clozapine est un antipsychotique de seconde génération utilisé en psychiatrie pour traiter la schizophrénie, les troubles affectifs ou certains symptômes de démence. En neurologie, la clozapine est fréquemment utilisée et recommandée pour prendre en charge les symptômes psychotiques associés à la maladie de Parkinson (MP). Le risque de neutropénie ou d'agranulocytose associé à la clozapine, estimé à 1,3 %, est bien connu des médecins du monde entier, avec un pic à un mois et une diminution du risque après plus d'un an de traitement. Ce risque a conduit à la politique du « pas de prise de sang, pas de médicament » et à une surveillance de la numération formule sanguine (NFS) hebdomadaire pendant 18 semaines, puis mensuelle pendant toute la durée du traitement. Certaines études suggèrent un risque accru d'infections lié à une immunodéficience induite par la clozapine elle-même. Cette immunodéficience induite par la clozapine serait comparable à celle observée chez les patients présentant un déficit immunitaire commun variable ou sous traitement immunosuppresseur. Par ailleurs, cet effet immunosuppresseur lié à la clozapine ne serait pas dose-dépendant mais dépendant de la durée du traitement. Cependant, les seules études réalisées à ce jour l'ont été chez des patients psychiatriques traités pour schizophrénie. Il semble important d'explorer spécifiquement l'immunodéficience liée à la clozapine chez des patients atteints de MP traités par clozapine pour une psychose liée à la MP. Dans cette étude, les investigateurs proposent d'évaluer les variations des taux sériques d'immunoglobulines et des sous-populations lymphocytaires (B, T, NK) chez des patients parkinsoniens traités par clozapine, à 6 mois et 1 an après l'initiation du traitement.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06634641
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