Évaluation du soutien informel apporté par les aidants à différents stades de la maladie d'Alzheimer
En France, environ 1 200 000 personnes âgées de 65 ans et plus sont atteintes de la maladie d'Alzheimer ou de troubles apparentés, dont la maladie d'Alzheimer (MA) représente 70 % des cas. Cette prévalence pourrait doubler d'ici 2050. Le déclin cognitif et l'évolution vers la dépendance fonctionnelle qui accompagnent la MA sont associés à une diminution de la qualité de vie, à un risque accru de comorbidités, d'institutionnalisation et de mortalité, ainsi qu'à des coûts de prise en charge élevés, représentant un fardeau pour le patient, son entourage et le système de santé. L'aide informelle, c'est-à-dire l'aide apportée par un membre de la famille ou un aidant, joue un rôle important dans la prise en charge globale à domicile des troubles neurocognitifs majeurs (TNC) associés à la MA. En France, le coût annuel de l'aide informelle pour la MA était estimé en 2008 à environ 14 milliards d'euros par an, soit approximativement 50 % du coût annuel total de la MA. La valorisation économique de l'aide informelle permet d'informer les décideurs publics non seulement sur le coût de cette ressource, mais aussi sur son utilité. La question de l'allocation des ressources (notamment l'allocation journalière du proche aidant - AJPA) au niveau sociétal et du partage des responsabilités privées (rôle des aidants) et publiques (rôle de l'État et des collectivités locales) nous amène à nous interroger sur les déterminants de cette utilité, en particulier les déterminants cliniques chez les patients atteints de MA à différents stades de la maladie. L'hypothèse principale est que l'aide informelle varie en fonction du déclin cognitif et de la perte d'autonomie, indépendamment ou en interaction avec le nombre et le type de comorbidités du patient, ses troubles du comportement et le fardeau de l'aidant.
À partir de 60 ans · Réf. NCT07409506
Mis à jour le
