Champs radiofréquences en néonatologie : exposition et impact sur le système nerveux
Précédemment, les investigateurs ont montré que les nouveau-nés prématurés sont exposés de manière chronique à des niveaux de radiofréquences en moyenne très faibles pendant leur hospitalisation en unité de soins intensifs néonatals (USIN). La plupart des nourrissons étaient néanmoins fréquemment exposés à des valeurs transitoires supérieures à 1 V/m. Les investigateurs ont également montré qu'une augmentation de l'exposition aux radiofréquences est susceptible d'altérer l'activité de certaines fonctions neurophysiologiques et de leurs systèmes de régulation chez les nouveau-nés prématurés. Les investigateurs émettent l'hypothèse que ces résultats sont extrêmement spécifiques au lieu de l'étude précédente et pourraient être différents dans d'autres environnements d'USIN. Cette étude visera à quantifier les niveaux de radiofréquences auxquels les nouveau-nés prématurés sont exposés pendant leur séjour dans plusieurs USIN réparties sur le territoire français, et à évaluer leur impact sur les systèmes nerveux central et périphérique. La première étape de cette étude consistera à quantifier les niveaux précis, continus et individuels d'exposition quotidienne aux radiofréquences auxquels chaque nouveau-né inclus est soumis pendant son séjour dans les différentes USIN, de la naissance à 1 semaine de vie postnatale. Les données cliniques des nourrissons (antécédents médicaux, nutrition, morphologie...) seront également surveillées en continu. À 1 semaine de vie postnatale, les investigateurs étudieront l'activité cérébrale (EEG) et l'activité du système nerveux autonome (ECG, variabilité de la fréquence cardiaque). L'impact des radiofréquences sera évalué par des analyses de la relation entre les niveaux d'exposition et les différents paramètres extraits de la phase d'investigation neurophysiologique.
0 ans · Réf. NCT06281093
Mis à jour le
