Rôle des colliculi inférieurs dans les hallucinations auditives
Les bases neurales des hallucinations auditives (HA) chez les patients atteints de schizophrénie sont mal caractérisées. Les études d'imagerie fonctionnelle explorent soit la dimension « état » (c'est-à-dire la mesure des variations d'activation des aires cérébrales au moment précis de la survenue de l'HA), soit la dimension « trait » (c'est-à-dire les corrélats neuronaux de la propension à halluciner). Un corollaire des HA (en particulier acoustico-verbales) est l'activation des régions cérébrales impliquées dans la perception auditive de la parole (cortex auditif). Selon une théorie, les patients atteints de schizophrénie présentant des HA pourraient avoir un déficit dans le traitement de leur discours interne (c'est-à-dire une attribution externe à un contenu verbal interne). Cependant, il existe peu de données cliniques sur le rôle spécifique de la région mésencéphalique des colliculi inférieurs (CI) dans la formation de ces symptômes. Des recherches préliminaires ont montré une expression intense des récepteurs dopaminergiques D2, en particulier sur les neurones glutamatergiques des CI de souris. Ainsi, les CI reçoivent de nombreuses afférences dopaminergiques inhibitrices, probablement impliquées dans l'optimisation et la modulation du signal. Les auteurs de l'étude émettent l'hypothèse que les HA résultent d'un défaut d'inhibition du signal par les CI, qui perdent leur fonction de filtres perceptifs.
18 à 60 ans · Réf. NCT07003529
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