Neurostimulation corticale transcrânienne personnalisée non invasive pour le soulagement de la douleur
La douleur neuropathique est un problème de santé publique, moins de 50 % des patients étant soulagés par les traitements médicamenteux. La stimulation du cortex moteur par implantation chirurgicale représente une solution thérapeutique invasive capable de soulager une proportion significative des patients pharmacorésistants (1 sur 2) ; elle ne peut toutefois pas être proposée à tous les patients et n'est pas exempte de morbidité. Les techniques non invasives de stimulation du cortex moteur ont été affinées au cours de la dernière décennie, en particulier la stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) et la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS), qui apportent un soulagement de la douleur chez près de la moitié des patients pharmacorésistants avec peu ou pas d'effets secondaires. Pour être efficace, la stimulation corticale nécessite l'activation de multiples réseaux distants impliqués dans la réponse cognitive et motivationnelle à la douleur ; la fréquence de stimulation est un paramètre déterminant pour activer ces mécanismes. La concordance entre la fréquence de stimulation corticale et la fréquence neuronale intrinsèque du cortex stimulé a récemment été proposée comme un facteur clé de l'effet clinique. En effet, l'efficacité de transmission d'un réseau oscillatoire augmente lorsque sa fréquence intrinsèque correspond à celle du stimulus qui lui est appliqué. Étant donné que les réseaux sensori-moteurs humains oscillent spontanément à des fréquences proches de 10 et 20 hertz (Hz), cette concordance pourrait expliquer l'efficacité supérieure de la stimulation transcrânienne à ces fréquences. L'hypothèse de l'étude est que l'effet analgésique de la stimulation corticale sera renforcé si la fréquence de stimulation entre en résonance avec les oscillations spontanées du cortex sous-jacent, facilitant ainsi sa connectivité avec les structures distantes impliquées dans le contrôle de la douleur. Les investigateurs proposent de tester cette hypothèse dans une population de patients souffrant de douleur neuropathique pharmacorésistante, adressés au Centre d'Évaluation et de Traitement de la Douleur (CETD) de l'hôpital neurologique, aux Hospices Civils de Lyon. L'objectif global du projet est de comparer l'efficacité d'une stimulation à la fréquence propre d'oscillation du cortex moteur de chaque individu, à celle d'un protocole de stimulation « classique », et à celle d'une stimulation placebo.
18 à 80 ans · Réf. NCT06209645
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