Faisabilité de l'intégration de la vibration locale dans la rééducation des patients âgés après une fracture de hanche
Les fractures de l'extrémité supérieure du fémur chez les patients âgés constituent la 2e fracture la plus fréquente. Une fracture entraîne un syndrome de désadaptation psychomotrice, favorisé par la douleur et aggravé par l'hospitalisation. En 2014, 50 000 femmes et 16 000 hommes ont été victimes de ce type de fracture chaque année. Les conséquences sont graves, avec un taux de mortalité à un an de 20 à 24 % et un taux d'institutionnalisation de 25 %. En 2015, le coût direct de la fracture de hanche en France a été estimé à environ 1 milliard d'euros. Conformément aux recommandations du National Institute for Health and Care Excellence (NICE) et aux résultats de méta-analyses, il est recommandé, en l'absence de contre-indication chirurgicale ou médicale, d'évaluer les patients dans les 24 heures suivant la chirurgie d'une fracture de hanche, en vue d'initier une mobilisation précoce et une rééducation pluridisciplinaire. Il a été démontré chez des sujets sains que l'application prolongée de vibrations localisées optimise la capacité nerveuse, entraînant une augmentation de la force maximale volontaire. Pour une population de patients âgés fragiles en post-opératoire, cette technique de vibration localisée pourrait accélérer et améliorer la récupération fonctionnelle, notamment en termes de force musculaire, de mobilité articulaire et de douleur. Une réduction de la perte musculaire est espérée, avec des bénéfices en termes de tolérance par rapport à la neurostimulation. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations mentionnées ci-dessus, les investigateurs souhaitent évaluer la qualité de l'intégration de cette technique, déjà utilisée ponctuellement dans le service, dans l'organisation du service et dans le parcours de soins du patient, en complément des protocoles de rééducation, en identifiant les freins et les facteurs facilitants. L'étude fournira également les premières estimations de l'effet sur la récupération musculaire. Les investigateurs formulent l'hypothèse que ce protocole de vibration locale peut être intégré dans le planning de travail du service de rééducation et dans le parcours de soins du patient, et qu'il sera acceptable à la fois pour le patient et pour le personnel soignant.
À partir de 75 ans · Réf. NCT07309965
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