LVAD versus traitement médical recommandé (GDMT) chez les patients ambulatoires atteints d'insuffisance cardiaque avancée
L'insuffisance cardiaque est une maladie grave touchant environ 1 à 2 % de la population adulte des pays développés et environ 26 millions de personnes dans le monde. Jusqu'à 10 % de ces patients sont à un stade avancé d'insuffisance cardiaque, défini par une morbimortalité importante et des dépenses médicales considérables. Malgré les progrès de sa prise en charge médicale, l'insuffisance cardiaque avancée (ou terminale) se caractérise par une résistance aux traitements conventionnels, y compris les traitements pharmacologiques et les dispositifs non chirurgicaux recommandés. Ces patients restent sévèrement symptomatiques (NYHA IV) et présentent des signes objectifs de congestion ou de bas débit cardiaque. Les dispositifs d'assistance ventriculaire gauche (LVAD) sont utilisés depuis près de 20 ans chez les patients atteints d'insuffisance cardiaque à fraction d'éjection réduite, soit comme alternative, soit comme pont vers la transplantation cardiaque. Les LVAD améliorent les symptômes de l'insuffisance cardiaque et la survie, au prix d'une augmentation des taux d'infection, d'accident vasculaire cérébral et de saignement. Malgré l'absence de données probantes, l'implantation de LVAD chez des patients ambulatoires n'est pas rare, les patients de profil INTERMACS ≥ 4 représentant 15,7 % de la population globale implantée entre 2012 et 2016. L'objectif de cette étude est d'étudier l'efficacité et la sécurité des dispositifs d'assistance ventriculaire gauche par rapport au traitement médical traditionnel de l'insuffisance cardiaque seul, dans une population de patients ambulatoires atteints d'insuffisance cardiaque avancée. Les objectifs secondaires sont de mieux identifier les sous-groupes de patients qui bénéficieraient le plus de l'implantation d'un LVAD, ainsi que d'évaluer le moment optimal de l'intervention.
À partir de 18 ans · Réf. NCT04768322
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