Gemcitabine, paclitaxel, carboplatine intratumoraux et nivolumab intraveineux pour la récidive locale des cancers de la tête et du cou
Les patients présentant une récidive locale d'un carcinome épidermoïde de la tête et du cou (CETC) après chimiothérapie et immunothérapie ont un pronostic très défavorable et des options thérapeutiques limitées. La chimiothérapie intratumorale (CIT) par cisplatine et épinéphrine, visant à augmenter la rétention locale du cisplatine, a conduit à un taux de réponse de 50 % dans plusieurs études, mais a été abandonnée en raison d'une mauvaise tolérance locale avec une nécrose fréquente des tissus péritumoraux. La gemcitabine, le carboplatine et le paclitaxel (GCP) sont utilisés dans le CETC avancé. Ces chimiothérapies semblent être des options intéressantes pour la perfusion intratumorale : leurs effets différents pourraient permettre d'éviter la résistance à la chimiothérapie avec un bon profil de tolérance, sans profil de nécrose tissulaire. L'autre option majeure pour le CETC récidivant est l'immunothérapie par nivolumab, un anti-PD-1, avec un taux de réponse médian de 13 %. Néanmoins, la raison de l'échec de ce traitement reste incertaine, mais une action immunosuppressive de la tumeur est suspectée. La présence d'antigène tumoral pourrait conduire à une meilleure réponse à l'immunothérapie ; l'association de la chimiothérapie et de l'immunothérapie semble être une association prometteuse pour éviter la résistance au traitement, car les cytotoxiques libèrent des antigènes tumoraux ; elle pourrait également être associée à un effet abscopal. L'objectif de l'étude est d'évaluer l'efficacité de la CIT utilisant le GCP dans le CETC récidivant local traité par nivolumab.
À partir de 18 ans · Réf. NCT05835804
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