Dernier essai recensé
Suivi de l'immunosuppression induite par le choc septique
Les syndromes septiques constituent un problème de santé majeur, bien que largement sous-reconnu, et représentent la première cause de mortalité en unité de soins intensifs (USI). S'il est établi de longue date que le sepsis perturbe profondément l'homéostasie immunitaire en induisant une réponse inflammatoire systémique considérable, des découvertes récentes indiquent que le sepsis déclenche en réalité une réponse immunitaire plus complexe, variant dans le temps, avec la survenue concomitante de mécanismes à la fois pro- et anti-inflammatoires. Il en résulte que, après une brève phase pro-inflammatoire, les patients septiques entrent dans une phase d'immunosuppression prolongée. Cela se traduit chez ces patients par la réactivation de virus dormants (cytomégalovirus (CMV) ou virus Herpès simplex (HSV)) ou par des infections dues à des pathogènes, y compris des champignons, qui ne sont normalement pathogènes que chez des hôtes immunodéprimés. Ces altérations pourraient être directement responsables d'une aggravation du pronostic chez les patients ayant survécu à la réanimation initiale, dans la mesure où la quasi-totalité des fonctions immunitaires est profondément compromise. De nouvelles stratégies thérapeutiques prometteuses émergent actuellement de ces découvertes récentes, telles que l'immunostimulation d'appoint pour les patients les plus immunodéprimés. Des études récentes ont décrit l'induction de cellules immunorégulatrices (d'origine myéloïde et lymphoïde) après un choc septique et ont mis en évidence une cinétique d'induction similaire pour l'ensemble des sous-populations de cellules régulatrices. Néanmoins, ces observations doivent être confirmées et rattachées aux mécanismes sous-jacents responsables de l'induction de ces cellules (notamment l'activation de la voie de l'inflammasome), qui demeurent largement inconnus. L'étude IMMUNOSEPSIS 5, dans le cadre d'une étude observationnelle prospective incluant une large cohorte de patients, démontrera ainsi l'induction concomitante de l'ensemble des sous-populations de cellules régulatrices après un sepsis et l'activation de la réponse hyperinflammatoire, y compris la voie de l'inflammasome. L'association entre ces paramètres et le devenir des patients sera également évaluée (décès et/ou survenue d'une infection secondaire).
À partir de 18 ans · Réf. NCT07698093
Mis à jour le
