Efficacité de l'immunisation précoce par le nirsévimab sur les sifflements respiratoires en âge préscolaire en France, d'après une analyse des données de la base de données du système de santé français
La bronchiolite précoce à virus respiratoire syncytial (VRS) est un facteur reconnu contribuant aux séquelles respiratoires à moyen et long terme chez l'enfant, telles que les infections respiratoires basses récidivantes, les sifflements respiratoires en âge préscolaire ou une diminution de la fonction pulmonaire à un âge plus avancé. Le nirsévimab, un anticorps monoclonal dirigé contre le VRS présentant une activité neutralisante renforcée et une demi-vie prolongée, a montré un potentiel important pour réduire les résultats à court terme tels que l'hospitalisation pour bronchiolite associée au VRS (efficacité ajustée estimée contre l'hospitalisation de 83,0 % [IC à 95 % : 73,4 à 89,2]). D'autres pays ayant utilisé le nirsévimab de manière quasi exhaustive ont rapporté des résultats similaires, comme en Galice. Cependant, la prévention de l'infection respiratoire basse à VRS ou le retard de l'infection à VRS en début de vie n'ont pas été étudiés concernant des manifestations respiratoires telles que les sifflements précoces au cours de la petite enfance (c'est-à-dire avant 2 ans) et les sifflements récidivants en âge préscolaire (c'est-à-dire entre 2 et 6 ans). Des données récentes ont montré que le nirsévimab était associé à une réduction des sifflements au cours de l'année suivant son administration (HR : 0,73 ; IC à 95 %, 0,58-0,93). D'autres données ont montré que le fait de ne pas avoir été infecté par le VRS pendant la petite enfance était associé à un risque d'asthme actuel à 5 ans inférieur de 26 % par rapport au fait d'avoir été infecté, ce qui constitue un bon argument en faveur de stratégies préventives contre le VRS pour influer sur des résultats respiratoires à moyen terme tels que les sifflements en âge préscolaire, puis l'asthme. Des études de cohorte observationnelles en cours permettront d'étudier la question des effets à moyen terme, mais elles impliqueront des coûts élevés et un risque de perte de suivi. Les bases de données administratives nationales de remboursement de l'assurance maladie pourraient s'avérer utiles et complémentaires pour étudier ce type de résultats en conditions réelles tout au long de la vie des enfants ayant été immunisés par le nirsévimab, comme cela a été montré récemment. Par conséquent, les investigateurs visent à étudier l'impact d'une administration précoce du nirsévimab sur les manifestations de sifflements survenant pendant la petite enfance et au-delà, au cours des années préscolaires. Notre objectif principal est de déterminer si l'administration de nirsévimab au cours des six premiers mois de vie a un impact sur l'hospitalisation pour épisodes de sifflements au cours de la deuxième année de vie, sur la base de l'hypothèse selon laquelle les nourrissons ayant reçu du nirsévimab présentent une réduction des hospitalisations pour sifflements au cours de leur deuxième année de vie.
Jusqu’à 1 ans · Réf. NCT07317141
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