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Compétences en alimentation orale des grands prématurés

Évaluation des compétences en alimentation orale des grands prématurés

Promoteur : Hospices Civils de Lyon

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

Oral Feeding Skills of Very Premature Infants

Evaluation of Oral Feeding Skills of Very Premature Infants

Extremely premature infants, born at a gestational age (GA) of less than 29 weeks, are exposed to numerous complications in the neonatal period (digestive, cardiac, infectious, respiratory, neurological) and in the longer term (neurosensory and cognitive development, impaired growth, oral feeding disorders). In premature babies, non-nutritive sucking is present from 27 weeks' gestation, but the "suck, swallow, breathe" sequence, which is essential for feeding autonomy, does not mature until 34 weeks, with wide individual variations. Therefore, preterm newborns initially needs a gastric tube to receive enteral nutrition. During this period, the oral sphere is often dys-stimulated by the insertion/attachment of the gastric tube, aspirations of oral secretions, etc. The earlier children are born, the more frequent and serious the pathologies associated with prematurity, the more frequent these dys-stimulations are and the longer enteral feeding via gastric tube is required. As a result, the more immature the child, the more the development of oral performance is disrupted. This disrupts the transition from enteral feeding to oral feeding and therefore the acquisition of autonomous feeding, which is essential if the child is to be able to go out at home. This has an impact on the length of hospitalisation. Individualised developmental care, the current standard of care in neonatology, aims on the one hand to reduce dys-stimulation and on the other hand to offer positive oral stimulation such as non-nutritive sucking and perioral stimulation. Non-nutritive sucking consists of providing the child with a dummy as often and for as long as possible, i.e. as soon as the child is awake. Some departments also use specific and adapted perioral stimulation protocols. For several years, the department of neonatology at the Croix Rousse University Hospital included in care protocols, a protocol for peri-oral stimulation. It begins as soon as the baby is no longer suffering from any major (haemodynamic or respiratory) problems. It is stopped when feeding is active and autonomy has been achieved. It consists of stimulating the perioral and oral area, ideally four times a day, when the child is awake and particularly before meals. Perioral stimulation is performed on the baby's face, then, depending on the baby's reactions, oral stimulation is performed using a cotton bud soaked in milk. When the baby places his tongue in the sucking position and closes his lips, oral feeding can begin. In a retrospective, single-centre study carried out in neonatology at the Croix Rousse hospital in 163 babies born before 29 weeks' gestation, the investigator calculated that the average corrected GA for the acquisition of feeding autonomy was 38.3 weeks' gestation, with significant inter-individual variability. The hypothesis is that extremely premature infants already have oral skills very early, then lose them due to the numerous dys-stimulations of the oral sphere during intensive care period. Stimulations of the oral and perioral sphere, implemented early, could make it possible to limit this loss of competence and to observe a physiological evolution of oral skills.

Les grands prématurés, nés à un âge gestationnel (AG) inférieur à 29 semaines, sont exposés à de nombreuses complications en période néonatale (digestives, cardiaques, infectieuses, respiratoires, neurologiques) et à plus long terme (développement neurosensoriel et cognitif, retard de croissance, troubles de l'alimentation orale). Chez les prématurés, la succion non nutritive est présente dès 27 semaines de gestation, mais la séquence « succion, déglutition, respiration », essentielle à l'autonomie alimentaire, ne mature pas avant 34 semaines, avec de larges variations individuelles. Par conséquent, les nouveau-nés prématurés ont initialement besoin d'une sonde gastrique pour recevoir une nutrition entérale. Pendant cette période, la sphère orale est souvent dys-stimulée par la mise en place/fixation de la sonde gastrique, les aspirations de sécrétions orales, etc. Plus les enfants naissent précocement, plus les pathologies associées à la prématurité sont fréquentes et graves, plus ces dys-stimulations sont fréquentes et plus l'alimentation entérale par sonde gastrique est nécessaire longtemps. Par conséquent, plus l'enfant est immature, plus le développement des performances orales est perturbé. Cela perturbe la transition de l'alimentation entérale vers l'alimentation orale et donc l'acquisition d'une alimentation autonome, indispensable pour permettre le retour à domicile de l'enfant. Cela a un impact sur la durée d'hospitalisation. Les soins de développement individualisés, standard de soins actuel en néonatologie, visent d'une part à réduire les dys-stimulations et d'autre part à proposer une stimulation orale positive telle que la succion non nutritive et la stimulation périorale. La succion non nutritive consiste à proposer à l'enfant une tétine aussi souvent et aussi longtemps que possible, c'est-à-dire dès que l'enfant est éveillé. Certains services utilisent également des protocoles de stimulation périorale spécifiques et adaptés. Depuis plusieurs années, le service de néonatologie de l'hôpital de la Croix-Rousse a inclus dans ses protocoles de soins un protocole de stimulation péri-orale. Il débute dès que le bébé ne présente plus de problème majeur (hémodynamique ou respiratoire). Il est arrêté lorsque l'alimentation est active et que l'autonomie a été atteinte. Il consiste à stimuler la zone péri-orale et orale, idéalement quatre fois par jour, lorsque l'enfant est éveillé et particulièrement avant les repas. La stimulation périorale est réalisée sur le visage du bébé, puis, selon les réactions du bébé, une stimulation orale est réalisée à l'aide d'un coton-tige imbibé de lait. Lorsque le bébé place sa langue en position de succion et ferme les lèvres, l'alimentation orale peut commencer. Dans une étude rétrospective, monocentrique, réalisée en néonatologie à l'hôpital de la Croix-Rousse chez 163 bébés nés avant 29 semaines de gestation, l'investigateur a calculé que l'AG corrigé moyen pour l'acquisition de l'autonomie alimentaire était de 38,3 semaines de gestation, avec une variabilité interindividuelle significative. L'hypothèse est que les grands prématurés possèdent déjà des compétences orales très précocement, puis les perdent en raison des nombreuses dys-stimulations de la sphère orale pendant la période de soins intensifs. Des stimulations de la sphère orale et périorale, mises en œuvre précocement, pourraient permettre de limiter cette perte de compétence et d'observer une évolution physiologique des compétences orales.

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