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Meilleure compréhension du drainage veineux à la jonction cranio-cervicale : étude du remodelage veineux postopératoire après traitement chirurgical de lésions de la fosse postérieure ou par abord postérieur du rachis cervical supérieur
Dans la littérature, une vision dichotomique du drainage veineux cérébral est le plus souvent retrouvée. Ainsi, deux voies de drainage sont le plus souvent considérées : le réseau des veines jugulaires et le plexus de l'artère vertébrale. Cependant, plusieurs observations cliniques semblent indiquer une situation bien plus complexe. L'hypothèse suivante est donc avancée : il existerait des voies de drainage alternatives à ces voies principales, physiologiquement présentes et capables de drainer un volume sanguin significatif. Un ensemble de voies alternatives, pouvant être qualifiées de « profondes », a été décrit : notamment des voies de drainage entourant l'artère vertébrale (plexus veineux périartériel vertébral), les plexus épiduraux et les veines cervicales profondes. En revanche, les systèmes dits « superficiels » (sous-cutanés et musculaires) ne semblent pas avoir été étudiés. Il semblerait qu'il existe une modification du drainage veineux de la jonction cranio-cervicale en postopératoire (chirurgie de la fosse cérébrale postérieure et abord postérieur du rachis cervical supérieur). Ces modifications varieraient selon la configuration du drainage veineux propre à chaque patient. Si cette hypothèse est confirmée, elle pourrait avoir un impact sur la prise en charge de chaque patient. Ainsi, si des modèles de remodelage veineux sont établis, cela pourrait permettre une prise en charge périopératoire personnalisée des patients : meilleure optimisation du positionnement du corps lors de l'installation au bloc opératoire, anticipation plus efficace d'un éventuel saignement veineux peropératoire, et explication de céphalées persistantes en période postopératoire liées à une compensation insuffisante du drainage veineux. La confirmation de cette hypothèse permettrait également d'améliorer la compréhension de certaines pathologies pour lesquelles l'hypothèse veineuse a été évoquée (hydrocéphalie chronique de l'adulte, hypertension intracrânienne idiopathique, etc.).
À partir de 18 ans · Réf. NCT07206667
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