Rôle du pyrophosphate circulant en tant que biomarqueur de la médiacalcinose chez les patients diabétiques de type 2
Le diabète de type 2 touche actuellement environ 4 millions de personnes en France, avec un nombre de cas en augmentation constante. Les complications du DT2 sont essentiellement cardiovasculaires. En particulier, le DT2 est associé à une calcification des parois des vaisseaux périphériques (médiacalcinose), responsable d'une augmentation de la rigidité vasculaire. Ce dépôt calcique est connu comme étant un facteur de risque cardiovasculaire, mais le mécanisme de son dépôt en lien avec le diabète n'est pas clairement établi. Un composé sanguin important, le pyrophosphate inorganique (PPi), qui est l'anticalcifiant naturel de l'organisme, est affecté d'une manière ou d'une autre dans le DT2. Le PPi est dégradé par la phosphatase alcaline (PAL) et produit par une enzyme appelée ENPP1. L'activité de l'ENPP1 est diminuée et l'activité de la PAL augmentée chez les sujets insulinorésistants, ce qui pourrait contribuer à une diminution du PPi tissulaire et circulant, et ainsi favoriser une balance tissulaire pro-calcifiante. Nous proposons de tester cette hypothèse dans une étude pilote caractérisant les taux plasmatiques de PPi, en lien avec l'activité de l'ENPP1, chez des patients diabétiques de type 2. L'objectif de l'étude est également de déterminer s'il existe un lien entre les taux sanguins de PPi et la progression des calcifications artérielles.
40 à 70 ans · Réf. NCT07005986
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