Évaluation de l'impact de l'augmentation de la production d'espèces réactives de l'oxygène produites au cours de séances répétées d'oxygénothérapie hyperbare chez des patients traités par radiothérapie pour une néoplasie, sur la survenue de dommages à l'ADN
L'oxygénothérapie hyperbare (OHB) est un traitement consistant en l'administration d'oxygène à des pressions supérieures à la pression atmosphérique, avec de nombreuses indications potentielles telles que les lésions tissulaires radio-induites, les plaies chroniques, et d'autres. L'OHB augmente significativement la quantité d'oxygène dissous dans les tissus, favorisant ainsi la cicatrisation. Toutefois, cette « hyperoxygénation » peut également exercer des effets toxiques, notamment par la production d'espèces réactives de l'oxygène (ERO), susceptibles d'induire des dommages à l'ADN et de favoriser potentiellement la mutagenèse, augmentant ainsi le risque néoplasique à long terme. Une seule séance d'OHB est associée à une augmentation significative de la production d'ERO, qui peut persister jusqu'à 48 heures après l'exposition, et est également associée à des dommages à l'ADN. La réparation de l'ADN est généralement un processus rapide, avec activation de mécanismes protecteurs. Les effets des séances répétées d'OHB demeurent débattus. Les résultats rapportés vont d'une atténuation de la génotoxicité à une aggravation des dommages à l'ADN, voire à une absence d'effet (8). Chez les patients atteints de cancer ou présentant des comorbidités associées à une altération de la capacité de réparation de l'ADN, l'OHB répétée pourrait être plus délétère, augmentant potentiellement les effets génotoxiques et le risque de cancer. Cette sensibilité accrue à l'oxygène chez les patients atteints de cancer a déjà été observée en conditions normobares lors de chirurgies abdominales, où les stratégies d'hyperoxygénation ont été associées à une mortalité accrue dans ce sous-groupe. Un effet pro-cancérigène potentiel de l'OHB chez les patients atteints de cancer a également été suggéré dans certaines séries de cas, sans toutefois être confirmé par des études de plus grande ampleur. La littérature actuelle sur la sécurité de l'OHB demeure globalement rassurante ; toutefois, la possibilité de dommages à l'ADN et leurs conséquences génotoxiques potentielles à long terme ne peuvent être entièrement exclues. Cette question revêt une importance particulière étant donné que de nombreuses indications principales de l'OHB concernent des patients ayant des antécédents de cancer ou un cancer évolutif.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06999785
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