Constitution d'une collection tumorale ex vivo de cancers du sein triple négatifs en vue de valider l'intérêt de thérapies innovantes et de rechercher des biomarqueurs prédictifs de réponse au traitement
Décrits initialement en 2009 à partir de cellules souches LGR5 positives de l'intestin, les organoïdes correspondent à une culture cellulaire en 3D qui préserve l'organisation et une partie de la fonction initiale de l'organe dont sont issues les cellules. Ils exploitent les propriétés de prolifération et de différenciation des cellules souches cultivées dans une matrice tridimensionnelle. Ces principes ont été adaptés à de nombreux organes humains, dont le sein. Ces conditions de culture ont ainsi permis d'établir des lignées d'organoïdes cancéreux qui présentent les avantages d'une amplification rapide, d'un taux élevé de réussite d'établissement et d'un potentiel de prolifération illimité. Ils sont transfectables et cryoconservables. Ils sont très proches, sur le plan morphologique et génétique, de la tumeur dont ils sont dérivés. Très récemment, la réponse in vivo de modèles de xénogreffes orthotopiques d'organoïdes de cancer du sein a été corrélée à la réponse in vitro de ces mêmes organoïdes. Par ailleurs, la réponse in vitro de différents de ces modèles aux inhibiteurs de PARP a été mise en relation avec la présence de la signature mutationnelle BRCA1/2, soulignant le potentiel de ces modèles pour prédire la réponse des patientes à ces traitements. En outre, une étude a démontré l'intérêt d'utiliser des organoïdes dérivés de tumeurs gastro-intestinales métastatiques pour prédire la réponse des patients aux traitements anticancéreux (sensibilité de 100 %, spécificité de 93 %, valeur prédictive positive de 88 % et valeur prédictive négative de 100 %).
À partir de 18 ans · Réf. NCT05404321
Mis à jour le
