Étude pilote : intérêt du bélatacept comme traitement immunosuppresseur non néphrotoxique chez les patients transplantés cardiaques à risque d'insuffisance rénale chronique (BELACOEUR)
La transplantation cardiaque (TC) est le traitement de référence de l'insuffisance cardiaque terminale. L'insuffisance rénale chronique (IRC) est une complication fréquente, responsable d'une augmentation de la mortalité et de la morbidité. Les principaux facteurs de risque de progression vers l'IRC sont l'âge avancé, l'IRC pré-transplantation, la dégradation du débit de filtration glomérulaire (DFG) au cours de la première année post-transplantation, et la néphrotoxicité des inhibiteurs de la calcineurine (ICN). En effet, ces molécules (ciclosporine et tacrolimus), pierre angulaire du traitement immunosuppresseur, ont des effets néphrotoxiques à court terme (par un effet hémodynamique) et à long terme (par un effet profibrosant). En transplantation rénale (TR), le bélatacept, molécule inhibitrice de la costimulation, utilisé d'emblée, sans ICN, avec induction par anticorps anti-récepteur de l'interleukine 2, préserve la fonction rénale. Malgré cet avantage majeur, son développement reste freiné par un nombre plus élevé de rejets par rapport au groupe ICN dans l'étude princeps. Sur la base de l'expérience acquise en TR, qui a depuis validé son utilisation, l'hypothèse est qu'en transplantation cardiaque, le bélatacept (Nulojix) associé à une minimisation des ICN (avec induction par sérum antilymphocytaire) pourrait améliorer significativement le débit de filtration glomérulaire (DFG) chez les patients à risque d'IRC (en les éloignant de la dialyse et d'une éventuelle transplantation rénale) sans augmenter le risque de rejet.
À partir de 18 ans · Réf. NCT04180085
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