Intérêt d'une rééducation postopératoire intensive après une résection pulmonaire mini-invasive
Chez les patients atteints d'un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC), la chirurgie de résection pulmonaire reste le traitement de référence à visée curative. Cette intervention programmée est associée à une morbidité importante, en particulier chez les personnes présentant une altération de la fonction cardio-respiratoire. L'optimisation du patient est donc primordiale. Ce processus débute avant l'intervention par une rééducation préopératoire, communément appelée « préhabilitation », qui constitue le fondement de divers programmes de réhabilitation améliorée après chirurgie. Les méthodes d'entraînement utilisées dans ces programmes sont proches de celles des programmes de réadaptation destinés aux patients atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). En postopératoire, les patients bénéficiant d'une chirurgie thoracique participent à des séances quotidiennes de kinésithérapie, visant à optimiser la période postopératoire, à minimiser l'impact respiratoire de la chirurgie et à réduire la durée du séjour hospitalier. Cependant, cette prise en charge n'est pas actuellement standardisée et repose principalement sur une mobilisation précoce, incluant la marche, et sur la kinésithérapie respiratoire. Notre attention se porte sur l'intensité et les méthodes de cette rééducation postopératoire. La littérature sur une rééducation précoce efficace en période postopératoire immédiate est limitée, et les études existantes suggèrent l'absence d'événements indésirables associés à l'entraînement postopératoire. Notre objectif est donc d'évaluer si l'association d'un entraînement en endurance à la kinésithérapie standard (marche et kinésithérapie respiratoire) améliore la capacité fonctionnelle des personnes bénéficiant d'une chirurgie pulmonaire.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06202222
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