Impact de l'imagerie motrice dans la rééducation fonctionnelle des patients atteints de lombalgie chronique : un essai contrôlé randomisé
La lombalgie non spécifique (LBPNS) est une affection très fréquente et l'une des principales causes de handicap dans le monde. Elle a un impact important sur la qualité de vie, avec des répercussions fonctionnelles, locomotrices et psychologiques, et est souvent associée à une kinésiophobie (peur excessive du mouvement liée à une appréhension en lien avec la douleur ou une blessure). Pour les formes les plus sévères, des programmes de rééducation pluridisciplinaires sont recommandés. Les objectifs sont, d'une part, de proposer un réentraînement à l'effort et, d'autre part, d'éduquer, de sensibiliser à l'activité physique et d'aider à lutter contre les peurs afin de réduire les symptômes, d'améliorer la qualité de vie et de permettre la reprise des activités quotidiennes et professionnelles. Cependant, ces programmes ne sont pas totalement efficaces, et de nombreux patients continuent de vivre avec une lombalgie chronique. Pour améliorer la prise en charge de la lombalgie, il est important de comprendre le fonctionnement du corps dans cette pathologie, en particulier en présence de douleur chronique. Il a été montré que les personnes souffrant de lombalgie ont souvent des difficultés à contrôler leurs mouvements. Cela signifie que leur cerveau est moins apte à préparer certains mouvements. Une méthode susceptible d'améliorer la préparation et le contrôle du mouvement est l'imagerie motrice (IM). Elle consiste à imaginer un mouvement sans le réaliser physiquement. Cette technique active les mêmes zones du cerveau que lors de la réalisation effective du mouvement. C'est pourquoi elle peut être bénéfique et contribuer à améliorer le traitement. Cette recherche évaluera l'efficacité d'un programme de rééducation innovant intégrant l'imagerie motrice (IM) chez des patients atteints de lombalgie chronique. L'IM pourrait améliorer les capacités motrices à l'issue de la rééducation ainsi que la qualité de vie. À l'inverse, l'incapacité à réaliser certains mouvements, la kinésiophobie et la douleur pourraient être réduites. Chaque participant suivra le programme de rééducation multimodal REAGIR au CHU de Dijon Bourgogne (7 heures de rééducation par jour, 5 jours par semaine pendant 3 semaines, comprenant des activités telles que : exercices personnalisés du corps entier (aérobie) sur ergomètres ; renforcement musculaire, balnéothérapie, éducation thérapeutique, entretiens motivationnels individuels et en groupe, conseils nutritionnels, séances de relaxation et séances de psychologie). En participant à cette étude, les patients bénéficieront de ce programme ainsi que de séances d'imagerie motrice de 30 minutes, dont le contenu dépendra du groupe expérimental auquel ils seront assignés après randomisation. La participation comprendra également une visite avant le début et après la fin du programme afin de réaliser diverses évaluations.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07111286
Mis à jour le
