Essai clinique évaluant l'efficacité et la mise en œuvre d'une activité physique adaptée précoce pour prévenir et prendre en charge les douleurs musculosquelettiques induites par les inhibiteurs de l'aromatase dans le cancer du sein (APIS)
Les inhibiteurs de l'aromatase (IA) constituent l'hormonothérapie adjuvante de référence chez les femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein hormonosensible. Cependant, près de la moitié des patientes présentent des symptômes musculosquelettiques induits par les IA (AIMSS), notamment des douleurs, qui compromettent la qualité de vie et l'adhésion au traitement. Si l'activité physique adaptée présente des bénéfices avérés en oncologie, son rôle spécifique dans la prévention ou la prise en charge des AIMSS reste incertain. De plus, le maintien de l'activité physique tout au long du parcours de soins en vie réelle est limité, soulignant la nécessité d'approches hybrides évaluant à la fois l'efficacité clinique et la mise en œuvre. Face à ces enjeux, l'objectif principal de l'étude sera de comparer la prévalence des douleurs musculosquelettiques après six mois de traitement par inhibiteur de l'aromatase entre les patientes débutant un programme personnalisé d'activité physique adaptée dès le début du parcours de soins et celles recevant les soins habituels. Les objectifs secondaires seront (1) d'évaluer les effets complémentaires de l'intervention sur la santé physique, le bien-être psychosocial et l'adhésion au traitement, (2) d'explorer les facteurs contextuels influençant la mise en œuvre du programme dans le cadre des soins courants en oncologie, et (3) d'identifier les facteurs de risque potentiels de survenue des AIMSS. L'étude APIS est un essai contrôlé randomisé hybride de type I efficacité-implémentation, incluant 182 femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein hormonosensible non métastatique. APIS générera de nouvelles données probantes sur l'efficacité clinique et l'implémentation d'une APA (activité physique adaptée) personnalisée précoce dans la prévention des AIMSS. Le design hybride favorisera le développement d'interventions durables et centrées sur la patiente, susceptibles d'améliorer la qualité de vie, l'adhésion au traitement par IA et les résultats à long terme chez les personnes ayant survécu à un cancer du sein. Étude ancillaire (Groupement Hospitalier Nord, Hospices Civils de Lyon). La région huméro-scapulo-thoracique est particulièrement exposée aux altérations fonctionnelles au cours du parcours de soins des patientes traitées pour un cancer du sein. Outre la perte de force et de mobilité associée aux traitements chirurgicaux et médicaux, l'épaule peut également être le siège de douleurs liées aux AIMSS ou au SDPM (syndrome douloureux post-mastectomie). Ces douleurs sont souvent étudiées séparément selon le traitement, mais peu d'études offrent une vision globale de l'évolution fonctionnelle de l'épaule tout au long du parcours de soins, permettant la prévention et l'ajustement de la prise en charge. Il est également pertinent de supposer qu'une prise en charge précoce par APA pourrait améliorer la rééducation fonctionnelle dans ce domaine. L'objectif de cette étude est donc d'évaluer l'impact d'une évaluation en APA et d'une orientation précoce vers un programme personnalisé (protocole APIS) sur la fonctionnalité de l'épaule, en fonction du moment de l'intervention dans le parcours thérapeutique.
18 à 75 ans · Réf. NCT07295457
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