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Soutenir les pratiques préventives en soins primaires : amplifier le potentiel des interventions opportunistes

Soutenir les pratiques préventives en nutrition, activité physique et sédentarité en soins primaires : amplifier le potentiel des interventions opportunistes lors des consultations courantes

Promoteur : Hospices Civils de Lyon

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 13 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

Supporting Preventive Practices in Primary Care: Amplifying the Potential of Opportunistic Interventions

Supporting Preventive Practices in Nutrition, Physical Activity and Sedentary Lifestyle in Primary Care: Amplifying the Potential of Opportunistic Interventions in Routine Consultations

In France, as worldwide, the prevalence of chronic conditions is increasing, with high burden on populations and healthcare systems. Behaviour is a key risk factor, and needs to be tackled within the social and environmental context in which it occurs. For example in 2017, the French eat too much processed food and salt, not enough fibers, 34% are overweight and 17% obese, and 80% present excessive sedentary time. In parallel, in France 5.4% of all cancers were attributable to sub-optimal nutrition (especially low fruits consumption and dietary fibers, and high processed meats consumption), and 6.3% to overweight/obesity or insufficient physical activity. Governments and health systems, including in France, have therefore considered a priority to intervene preventively on health behaviours throughout the lifespan. For a populational approach to prevention via behaviour change, primary care professionals are best placed to intervene, due to the long-term relationship that can be established with healthcare users in their everyday life environments, and the many opportunities for brief interventions which can be delivered and followed up depending on individual needs. Research suggests that brief interventions can be effective in producing small but important changes in behaviour (Keyworth 2020) particularly if the intervention is based on a theoretical model of behaviour change (e.g., Prochaska's transtheoretical model or Bandura's cognitive social theory). One such Public Health program is Making Every Contact Count (MECC), a program developed in England and deployed since 2007 and more recently implemented in Wales and Ireland as well. The development and implementation have been supported by epidemiological, behaviour change and implementation science research and continues to adapt to current challenges in preventive healthcare needs and provision. The "Healthy Conversation Skills" is a training program for healthcare professionals within the MECC program that focuses on how they can assess and support their patients' goals to improve behaviours such as physical activity and diet. It has been delivered since 2015 and shown effective (Adam 2020). In France, 98% of general practitioners (GPs) consider prevention as part of their professional roles. However, initial and continuous training for primary care professionals focuses mainly on healthcare rather than prevention, and the latter is only addressed through physiological and epidemiological perspective but not on behaviour determinants and change techniques. Actually, there is at the moment limited training on assessing and supporting health behaviour change in primary care professionals in France, which limits the opportunities and effectiveness of a preventive approach to behavioural risk factors in chronic conditions. However, a direct transfer of the "Healthy Conversation Skills" program to the French context is unlikely to achieve optimal benefit, as differences in culture and health system organisation are considerable in behavioural care (de Bruin 2018). Collaborative approaches to developing and implementing training programs are recommended. The investigators therefore propose to co-construct a training program tailored to the context of GP practice in France, and study its effectiveness and implementation in supporting changes in diet, physical activity and sedentary time in adult patients from the general population consulting in routine care.

En France, comme dans le monde entier, la prévalence des maladies chroniques augmente, avec un poids important pour les populations et les systèmes de santé. Le comportement est un facteur de risque clé, qui doit être abordé dans le contexte social et environnemental dans lequel il s'inscrit. Par exemple, en 2017, les Français consomment trop d'aliments transformés et de sel, pas assez de fibres, 34 % sont en surpoids et 17 % obèses, et 80 % présentent un temps de sédentarité excessif. Parallèlement, en France, 5,4 % de l'ensemble des cancers étaient attribuables à une alimentation sous-optimale (notamment une faible consommation de fruits et de fibres alimentaires, et une consommation élevée de viandes transformées), et 6,3 % au surpoids/obésité ou à une activité physique insuffisante. Les gouvernements et les systèmes de santé, y compris en France, ont donc considéré comme prioritaire d'intervenir de manière préventive sur les comportements de santé tout au long de la vie. Pour une approche populationnelle de la prévention par le changement de comportement, les professionnels des soins primaires sont les mieux placés pour intervenir, en raison de la relation à long terme qui peut être établie avec les usagers du système de santé dans leur environnement de vie quotidien, et des nombreuses opportunités d'interventions brèves pouvant être délivrées et suivies selon les besoins individuels. La recherche suggère que les interventions brèves peuvent être efficaces pour produire des changements de comportement modestes mais importants (Keyworth 2020), en particulier si l'intervention repose sur un modèle théorique du changement de comportement (par exemple, le modèle transthéorique de Prochaska ou la théorie sociale cognitive de Bandura). L'un de ces programmes de santé publique est Making Every Contact Count (MECC), un programme développé en Angleterre et déployé depuis 2007, plus récemment mis en œuvre également au Pays de Galles et en Irlande. Son développement et sa mise en œuvre ont été soutenus par la recherche en épidémiologie, en changement de comportement et en science de la mise en œuvre, et il continue de s'adapter aux enjeux actuels des besoins et de l'offre en matière de soins préventifs. Le programme « Healthy Conversation Skills » est un programme de formation destiné aux professionnels de santé dans le cadre du programme MECC, centré sur la manière dont ils peuvent évaluer et soutenir les objectifs de leurs patients afin d'améliorer des comportements tels que l'activité physique et l'alimentation. Il est déployé depuis 2015 et son efficacité a été démontrée (Adam 2020). En France, 98 % des médecins généralistes considèrent la prévention comme faisant partie de leur rôle professionnel. Cependant, la formation initiale et continue des professionnels des soins primaires porte principalement sur le soin plutôt que sur la prévention, et cette dernière n'est abordée que sous l'angle physiologique et épidémiologique, sans traiter des déterminants du comportement ni des techniques de changement. En réalité, il existe actuellement une formation limitée sur l'évaluation et le soutien au changement de comportement de santé chez les professionnels des soins primaires en France, ce qui limite les opportunités et l'efficacité d'une approche préventive des facteurs de risque comportementaux dans les maladies chroniques. Cependant, un transfert direct du programme « Healthy Conversation Skills » au contexte français a peu de chances d'apporter un bénéfice optimal, les différences de culture et d'organisation du système de santé en matière de soins comportementaux étant considérables (de Bruin 2018). Des approches collaboratives pour développer et mettre en œuvre des programmes de formation sont recommandées.

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