Détection de l'ADN rénal circulant chez des patients transplantés rénaux confrontés à un épisode de rejet de greffe
En France, 3 500 transplantations rénales sont réalisées chaque année, et 40 000 personnes vivaient en 2019 avec une greffe de rein. Malgré une surveillance médicale régulière, près de 30 % des patients transplantés développeront un rejet. Actuellement, seule la biopsie tissulaire du greffon permet d'établir le diagnostic de rejet de greffe et d'en caractériser l'origine cellulaire selon la classification de Banff. Plusieurs études ont montré la possibilité d'identifier l'origine tissulaire de l'ADN circulant dans le sang, chez des sujets sains, sur la base des propriétés épigénétiques de l'ADN circulant. Par ailleurs, chez les sujets transplantés rénaux, une augmentation de la quantité d'ADN circulant d'origine du greffon dans le sang et les urines a été mise en évidence, ainsi qu'une augmentation des taux urinaires de chimiokines lors d'un dysfonctionnement rénal (notamment en cas de rejet). Ainsi, la société CGenetix, en partenariat avec les unités INSERM 1155 et 1151, développe une méthode permettant d'identifier et de caractériser précocement le rejet de greffe rénale, par la détection de biomarqueurs épigénétiques sur l'ADN circulant ciblant différentes fractions du rein (glomérulaire, tubulaire, capillaire péritubulaire et vasculaire). L'objectif principal est d'étudier la performance diagnostique de la quantité d'ADN d'origine rénale chez des patients transplantés rénaux, dans le sang et dans les urines (exprimée en copies/ml), pour le diagnostic du rejet médié par les anticorps (ABMR), établi par biopsie du greffon rénal (méthode de référence) et selon la classification de Banff 2022.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06351488
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