Dapagliflozine pour la protection cardio-rénale après la sortie de réanimation
Plusieurs millions de patients sont admis chaque année en unité de soins intensifs (USI) en Europe ou aux États-Unis. Nous avons montré, comme d'autres, que les patients sortant de soins intensifs (USI) présentent une incidence élevée d'événements cardiovasculaires et/ou rénaux et un taux de mortalité élevé (22 %) au cours de l'année suivant la sortie de l'USI. En outre, une méta-analyse très récente a mis en évidence un excès de risque d'événements cardiovasculaires tardifs qui persiste pendant au moins 5 ans après la sortie de l'hôpital chez les survivants d'un sepsis. Par conséquent, de nombreuses sociétés internationales de soins intensifs ont recommandé d'étudier et d'améliorer le devenir post-USI, avec peu d'orientations disponibles. Nous avons démontré que la proportion de patients d'USI décédant ou présentant des événements cardiovasculaires au cours de l'année suivant la sortie de l'USI est d'environ 25 % \[2\], atteignant environ 40 % dans certaines études chez les patients présentant une insuffisance rénale aiguë (IRA). Les biomarqueurs plasmatiques à la sortie de l'USI ont une bonne valeur prédictive, et les patients présentant une augmentation des biomarqueurs rénaux ou cardiovasculaires présentent un risque élevé de tels événements. De plus, nous avons démontré, comme d'autres, que l'IRA ou la sub-IRA (patient ne répondant pas à la définition de l'IRA mais présentant un biomarqueur rénal augmenté) pourrait induire une atteinte cardiovasculaire à distance et une fibrose, qui pourraient être impliquées dans le mauvais pronostic à long terme de l'IRA acquise en USI. Notre hypothèse est qu'une stratégie prévenant l'aggravation des atteintes cardiovasculaires et/ou rénales et/ou des conséquences cardiovasculaires de la sub-IRA et de l'IRA après la sortie de l'USI améliore le devenir à long terme des survivants de l'USI. Les inhibiteurs du SGLT2 sont largement reconnus comme des médicaments clés pour protéger le rein et/ou le myocarde dans des maladies chroniques telles que le diabète ou l'insuffisance cardiaque. L'effet cardioprotecteur des inhibiteurs du SGLT2 est optimal chez les patients présentant un biomarqueur cardiaque plus élevé.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07025629
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