Étude des synchronisations multimodales intra- et interpersonnelles au cours d'une interaction sociale chez des personnes ayant un diagnostic de schizophrénie
L'objectif de cette étude est d'identifier précisément les déficits des synchronisations multimodales intra- et interpersonnelles au cours d'une interaction sociale chez des personnes atteintes de schizophrénie (ISZ). Au cours d'une interaction sociale, les individus utilisent à la fois les canaux visuel et auditif pour construire leur discours. Le canal auditif englobe la sémantique et la prosodie de la parole, tandis que le canal visuel désigne l'ensemble des gestes non verbaux (par exemple, les expressions faciales, les mouvements corporels). La prosodie et les gestes non verbaux sont des éléments essentiels pour le locuteur. En accompagnant la parole, ils contribuent à la planification et à la conceptualisation de l'énoncé et renforcent son pouvoir communicatif. Pour l'auditeur, la prosodie et les gestes non verbaux servent également à fournir un retour sensoriel au locuteur. Plusieurs études ont montré l'existence de synchronisations intrapersonnelles et interpersonnelles de la prosodie et des gestes non verbaux au cours de l'interaction. Ces synchronisations sont associées à de nombreux bénéfices sociaux (par exemple, une appréciation mutuelle accrue et une meilleure qualité de l'interaction). Cependant, certains troubles mentaux, tels que la schizophrénie, présentent des déficits des comportements non verbaux susceptibles d'altérer ces synchronisations et les bénéfices sociaux associés. Les investigateurs ont émis l'hypothèse que l'interaction avec des personnes ayant un diagnostic de schizophrénie serait associée à des déficits de synchronisation intra- et interpersonnelle.
18 à 60 ans · Réf. NCT06484387
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