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Laboratoire pharmaceutiqueFiche de référence

Servier

Groupe pharmaceutique international indépendant, gouverné par une fondation, Servier concentre sa recherche sur l’oncologie, les maladies cardiométaboliques et les neurosciences depuis son institut de Paris-Saclay.

Page d’accueil du site officiel de Servier
Aperçu du site officiel de Servier (servier.com), capture du . Le site de l’organisme peut avoir changé depuis.

En bref

Nature
Laboratoire pharmaceutique
Implantations
Gif-sur-Yvette, Suresnes
Site officiel
servier.com
Essais recensés en France
7
Fiche
Vérifiée par la rédaction ·

Où se trouve Servier

Gif-sur-YvetteSuresnes
  • Gif-sur-Yvette (91190) — Institut de R&D Paris-Saclay
  • Suresnes (92150) — Siège

Servier en détail

Servier est un groupe pharmaceutique international dont la particularité tient en un mot : indépendance. Fondé en 1954 à Orléans, gouverné par une fondation, il n’a ni actionnaires en Bourse ni maison mère, et réinvestit une part importante de ses revenus dans la recherche. Depuis son siège de Suresnes et son institut de Paris-Saclay, il conduit des essais cliniques en oncologie, en cardiométabolisme et en neurosciences, dont plusieurs recrutent en France.

Histoire et identité

Jacques Servier, médecin et pharmacien, reprend en 1954 une petite officine d’Orléans employant neuf personnes. En quelques décennies, l’entreprise devient le deuxième laboratoire pharmaceutique français. En 2012, Jacques Servier confie le groupe à une fondation, la Fondation internationale de recherche Servier, afin d’en garantir l’indépendance après sa disparition, survenue en 2014. Selon le groupe, ce statut « unique de laboratoire gouverné par une fondation » lui permet de décider à long terme, sans pression d’actionnaires.

Servier emploie plus de 20 000 collaborateurs et est présent dans près de 130 pays. Il consacre chaque année environ 20 % de son chiffre d’affaires princeps à la recherche et au développement, un niveau parmi les plus élevés du secteur. Le groupe produit à la fois des médicaments princeps et, par sa filiale Biogaran, des médicaments génériques, dont il est un acteur majeur en France.

L’histoire du groupe comprend aussi l’affaire du Mediator, médicament retiré du marché en 2009, qui a donné lieu à une condamnation pénale en 2021 et à une profonde réforme de la pharmacovigilance française. Le groupe a depuis engagé une transformation de sa gouvernance et de sa recherche.

Domaines de recherche

Servier a fait de l’oncologie sa première priorité : le groupe a acquis plusieurs sociétés de biotechnologie aux États-Unis et en Europe et développe des traitements dans les cancers du sang, les tumeurs solides et, en particulier, certaines leucémies et certains cancers porteurs de mutations spécifiques. Le cardiométabolisme et les maladies veineuses restent son domaine historique : hypertension, insuffisance cardiaque, diabète de type 2, maladie veineuse chronique. Les neurosciences complètent le portefeuille, avec des recherches sur les maladies neurodégénératives et la santé mentale.

Le groupe revendique une politique d’innovation ouverte : partenariats avec des laboratoires académiques, des sociétés de biotechnologie et des start-up, en France et à l’étranger.

Présence en France

Le siège de Servier est à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Depuis 2023, l’essentiel de sa recherche française est regroupé à l’Institut de recherche et développement Servier Paris-Saclay, à Gif-sur-Yvette, sur le plateau de Saclay, l’un des principaux pôles scientifiques européens. Le groupe conserve des sites industriels en France, notamment à Gidy, près d’Orléans, berceau historique de l’entreprise, et une importante présence commerciale et médicale.

En janvier 2026, Servier a rejoint Sanofi, Ipsen, Pierre Fabre, Guerbet, LFB et Théa pour fonder un nouveau syndicat professionnel, distinct du Leem, consacré à l’accès des patients français aux médicaments innovants et à la recherche et la production en France.

Les essais cliniques de Servier en France

Servier est promoteur d’essais conduits en France, en particulier en oncologie et en cardiologie. Ce portail en recense plusieurs, importés du registre public ClinicalTrials.gov avec leur source et leur date ; chaque fiche d’essai indique ses lieux en France et renvoie vers le registre d’origine.

Un essai promu par Servier se déroule dans des centres investigateurs : services de CHU, centres de lutte contre le cancer, cliniques. Ce sont eux qui accueillent les participants, les informent, recueillent leur consentement et les suivent. Le laboratoire fournit le produit, finance et surveille l’essai, et en publie les résultats. Les études de phase I chez des volontaires sains sont confiées à des unités spécialisées.

Participer à un essai promu par Servier

Les essais de phase II et III s’adressent à des personnes concernées par la maladie étudiée. La voie d’accès normale est le médecin spécialiste qui vous suit, en particulier en cancérologie, où les essais sont discutés en réunion de concertation. Vous pouvez aussi repérer un essai sur ce portail, lire ses critères publics et en parler à votre médecin. Le portail n’évalue jamais votre éligibilité et ne transmet aucune candidature.

Indemnisation et prise en charge

Dans un essai chez des patients, les soins liés à l’étude et le produit étudié sont pris en charge par le promoteur. Une indemnisation des contraintes est possible mais peu fréquente, la participation s’inscrivant dans un parcours de soins ; lorsqu’elle existe, elle est examinée par le comité de protection des personnes et soumise au plafond légal de 6 000 € par période de douze mois. Les frais de déplacement sont remboursés selon le protocole.

Encadrement et transparence

Chaque essai de Servier en France a été autorisé par l’ANSM et a reçu l’avis favorable d’un comité de protection des personnes ; les essais européens relèvent du règlement européen sur les essais cliniques. Le groupe enregistre ses essais dans des registres publics et publie leurs résultats. Le portail essai-clinique.com reprend ces informations publiques ; il n’a aucun lien commercial avec Servier et ne reçoit aucune donnée des participants.

À quoi ressemble un essai de Servier

Les essais de Servier recensés en France sont surtout des essais en oncologie, en particulier dans certaines leucémies et dans des cancers porteurs de mutations précises, comme les gliomes ou les cancers des voies biliaires. Leur premier temps est donc l’analyse de la tumeur ou du sang du participant, pour vérifier la présence de la mutation ciblée par le traitement ; sans elle, l’essai n’a pas de sens. Une fois inclus, le participant est tiré au sort entre le traitement étudié, le plus souvent un comprimé, et le traitement de référence ou un placebo, puis suivi par des visites toutes les quatre semaines avec bilans sanguins, et par une imagerie ou une ponction de moelle à intervalles réguliers selon la maladie.

En cardiologie et dans les maladies veineuses, domaine historique du groupe, les essais comparent un traitement à un placebo sur des critères comme la tension artérielle, les symptômes ou la survenue d’événements, avec des visites espacées sur plusieurs mois. En neurosciences, les essais reposent sur des échelles d’évaluation cognitive ou psychiatrique et des entretiens structurés, avec une attention particulière portée au consentement. Dans tous les cas, le participant est informé par écrit, signe un consentement après réflexion et peut se retirer à tout moment.

Lire une fiche d’essai Servier sur le portail

Les essais de Servier recensés ici proviennent du registre public ClinicalTrials.gov, où ils sont déclarés sous le nom de l’Institut de recherches internationales Servier ou de ses filiales. Chaque fiche affiche l’identifiant « NCT », le titre, la phase, le statut de recrutement, la tranche d’âge annoncée et les villes françaises où l’essai est ouvert, avec le nom du centre lorsqu’il est communiqué. La date de mise à jour est celle du registre. Un statut « recrutement en cours » signifie que le promoteur déclare encore chercher des participants ; il ne garantit ni une place dans un centre donné ni votre correspondance aux critères, que seul le centre investigateur peut vérifier. Le portail ne pose aucun diagnostic et ne recueille aucune donnée de santé.

Repères

  • 1954 : Jacques Servier reprend une officine d’Orléans employant neuf personnes.
  • 2009 : retrait du Mediator ; 2021 : condamnation pénale du groupe et réforme de la pharmacovigilance.
  • 2012 : le groupe est confié à une fondation ; 2014 : disparition de Jacques Servier.
  • 2023 : ouverture de l’Institut de recherche et développement Servier Paris-Saclay, à Gif-sur-Yvette.
  • Aujourd’hui : plus de 20 000 collaborateurs, près de 130 pays, environ 20 % du chiffre d’affaires princeps consacré à la R&D.
  • 2026 : participation à la création d’un nouveau syndicat professionnel avec six autres laboratoires français.

Questions fréquentes

Servier recrute-t-il directement des volontaires ? Non. Les participants sont recrutés par les centres investigateurs, ou par des unités de phase I pour les volontaires sains.

Quelle différence entre Servier et Biogaran ? Biogaran est la filiale de génériques du groupe ; elle ne conduit pas d’essais de nouveaux médicaments.

Le portail est-il lié à Servier ? Non. Les fiches d’acteurs sont rédigées par la rédaction à partir de sources publiques ; aucune n’est vendue ni sponsorisée sans mention explicite.

Sources : servier.com · servier.com.

Rédigé par la rédaction du portail à partir des sources citées, mis à jour le . Aucune information de cette page ne constitue un avis médical ni une garantie d’admission à une étude.

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