L'amélioration des traitements personnalisés du cancer et la recherche des meilleures stratégies pour traiter chaque patient reposent sur l'utilisation de nouvelles technologies diagnostiques. Actuellement, pour le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC), les méthodes utilisées pour décider qui doit recevoir un traitement complémentaire après un traitement à visée radicale (chirurgie ou chimioradiothérapie à visée curative) sont sous-optimales. Certains patients reçoivent un traitement excessif, tandis que d'autres n'en reçoivent pas suffisamment. Il existe une nouvelle méthode permettant de rechercher s'il subsiste du cancer dans l'organisme d'un patient, à l'aide de l'ADN tumoral circulant (ADNtc) détecté dans des échantillons sanguins. Cela peut aider à déterminer qui a besoin d'un traitement supplémentaire. Bien que de nombreux tests aient été développés, il reste à déterminer quel test est le plus performant aux moments pertinents. Le consortium GUIDE.MRD est un groupe d'experts réunissant des scientifiques ainsi que des entreprises technologiques et pharmaceutiques. Le consortium travaille à l'établissement d'une norme fiable pour les tests d'ADNtc, à la validation de leur utilité clinique et à la collecte de données permettant d'orienter le meilleur traitement pour chaque patient. GUIDE.MRD-03-NSCLC fait partie du projet GUIDE.MRD.
Il s'agit d'une étude destinée à des patients atteints de leucémie lymphoïde chronique (LLC) ou de lymphome lymphocytique à petits lymphocytes (LPL) en rechute ou réfractaire (R/R), ayant déjà reçu un traitement par un inhibiteur de BTK (covalent et non covalent) et un inhibiteur de BCL-2. L'objectif principal de cette étude est de tester si le NX-5948 (bexobrutideg) est efficace pour traiter les patients atteints de LLC/LPL. La participation pourrait durer jusqu'à 5 ans, voire plus longtemps si la maladie ne progresse pas.
Il s'agit d'une investigation clinique européenne, prospective, interventionnelle et multicentrique, qui se déroulera sur 2 sites français. 153 patients adultes seront inclus. L'objectif de l'étude est de développer une nouvelle méthode de mesure de la rigidité hépatique à l'aide du FibroScan.
Justification : Environ 70 à 80 % des cancers du sein sont dits « hormonodépendants » (RH+)/HER2-. Depuis plus de 50 ans, des études ont montré que la chimiothérapie et des traitements hormonaux optimisés (hormonothérapie), incluant un médicament associé à une suppression ovarienne (OFS), améliorent la survie des patientes atteintes de ces cancers, caractérisés par un risque élevé de rechute. Cependant, les patientes plus jeunes présentent davantage d'effets secondaires que les femmes plus âgées, en particulier liés à la chimiothérapie. Cela peut affecter leur qualité de vie et réduire leur capacité de travail. Chez les femmes ménopausées, des tests génétiques existent pour évaluer si la chimiothérapie est réellement nécessaire en complément du traitement hormonal. Cependant, chez les patientes préménopausées à haut risque, la chimiothérapie reste systématiquement recommandée, car aucune étude n'a démontré qu'elle pouvait être évitée en toute sécurité. Les essais cliniques fondés sur une stratification du risque à l'aide de tests génétiques n'ont pas été concluants, mais la majorité des femmes préménopausées incluses n'avaient pas reçu de traitement hormonal optimal. Il est possible que l'effet bénéfique de la chimiothérapie soit en partie dû à la ménopause artificielle qu'elle induit. Certains experts estiment que, chez les patientes présentant un risque clinique élevé mais un risque génétique faible, un traitement hormonal optimisé (médicament + OFS) pourrait suffire, sans nécessiter de chimiothérapie.
Objectifs : Objectif principal : l'objectif de l'étude est de déterminer si le recours à un test génétique (Prosigna®) pour décider de l'administration ou non d'une chimiothérapie produit des résultats aussi bons que le traitement standard (chimiothérapie systématique) chez les femmes préménopausées atteintes d'un cancer du sein hormonodépendant (RH+)/HER2-, en évaluant leur risque de récidive du cancer. Les objectifs secondaires consistent notamment à vérifier si, chez les patientes présentant un score Prosigna® bas (environ 70 % des cas), un traitement hormonal optimisé (incluant la suppression de la fonction ovarienne) est aussi efficace que la chimiothérapie associée au traitement hormonal pour prévenir la récidive du cancer. L'étude cherche également à comparer l'efficacité d'un traitement guidé par Prosigna® par rapport à une chimiothérapie systématique en termes de récidive et de qualité de vie, ainsi que sur le plan économique. Enfin, l'objectif est de comprendre les préoccupations des patientes concernant le concept de réduction du traitement (désescalade thérapeutique) et la manière dont cette information leur est communiquée. Le critère de jugement principal de l'étude est de mesurer le délai écoulé entre le début de la participation à l'étude et la survenue d'un événement signalant un retour du cancer. Cela inclut la réapparition du cancer dans le même sein ou dans des zones voisines, la propagation du cancer à d'autres parties du corps, l'apparition d'un nouveau cancer dans l'autre sein, ou le décès, quelle qu'en soit la cause.
Population de l'étude : l'étude inclut des femmes majeures préménopausées, diagnostiquées avec un cancer du sein invasif, à récepteurs hormonaux positifs (RE+) et HER2-négatif. Les patientes doivent avoir subi une chirurgie mammaire et axillaire récente et disposer d'un échantillon tumoral adapté à l'analyse par le test Prosigna®. Elles doivent être en mesure de recevoir les traitements de l'étude. Les femmes ménopausées, les femmes présentant un cancer du sein de stade IV, les femmes ayant déjà reçu un traitement systémique adjuvant (à l'exception d'une hormonothérapie néoadjuvante de courte durée), les femmes ayant des antécédents récents de cancer invasif, les femmes enceintes ou allaitantes ne pourront pas participer à l'étude.
L'objectif de cette étude cas-témoins transversale est d'étudier le risque cardiovasculaire dans l'arthrose digitale. Cette étude vise à comparer le risque cardiovasculaire entre un groupe de patients atteints d'arthrose digitale et un groupe témoin de patients atteints d'une pathologie non arthrosique, appariés sur la mesure de l'épaisseur intima-média carotidienne. Tous les participants bénéficieront d'une échographie pour mesurer l'épaisseur intima-média carotidienne, d'une évaluation clinique par le rhumatologue et d'une évaluation du risque cardiovasculaire.
L'objectif de cette étude clinique est d'évaluer la performance d'URGO MICKAEL Filmogel en tant que traitement topique de l'onychomycose légère à modérée.
La myasthénie est une maladie auto-immune entraînant un dysfonctionnement de la jonction neuromusculaire, se traduisant par une faiblesse musculaire fluctuante et variable. Dans la phase initiale de la maladie, 70 % des patients présentent une myasthénie à début oculaire (MO), c'est-à-dire une faiblesse limitée aux muscles oculomoteurs. Une généralisation aux muscles squelettiques, bulbaires et axiaux survient dans 20 à 40 % des cas, avec une fréquence plus élevée au cours des première et deuxième années, respectivement 46 % et 60 % des généralisations. Cela reflète la maturation de la réponse auto-immune au cours des premières années de la maladie, et représente une fenêtre thérapeutique d'opportunité pour modifier l'évolution de la maladie. La généralisation est un événement critique, exposant le patient à un risque d'admission en unité de soins intensifs et nécessitant le recours à des immunosuppresseurs au long cours. Il n'existe actuellement aucune stratégie validée pour prévenir la généralisation. D'une part, un rôle préventif de la corticothérapie dans la myasthénie à début oculaire a été observé dans certaines études, mais non confirmé par d'autres. Ces résultats contradictoires peuvent s'expliquer par les biais des études observationnelles rétrospectives et par l'utilisation de schémas d'administration de corticoïdes différents. D'autre part, des données récentes sur l'utilisation du rituximab à faible dose en phase précoce de la maladie montrent une efficacité supérieure à celle d'une utilisation plus tardive, permettant une rémission prolongée de la maladie avec un très bon profil de tolérance. Nous proposons de comparer, dans un essai contrôlé randomisé, la pratique habituelle à une stratégie proactive reposant sur un schéma de corticothérapie standardisé et immédiat dès le diagnostic. Les patients atteints de myasthénie oculaire sont habituellement traités de façon symptomatique par des inhibiteurs de l'acétylcholinestérase. L'instauration des corticoïdes est retardée et limitée aux patients présentant une diplopie invalidante persistante ou un ptosis avec occlusion. Lors de la décroissance des corticoïdes, les symptômes oculaires peuvent réapparaître. Ce niveau de corticodépendance observé chez les patients traités pour une myasthénie oculaire n'a pas été spécifiquement étudié. Afin de réduire les doses de corticoïdes administrées et d'éviter la récidive des symptômes oculaires ainsi que leur généralisation différée, il est habituellement proposé d'introduire un autre immunosuppresseur. L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité d'une stratégie de prévention proactive standardisée sur la généralisation des myasthénies à début oculaire au cours des 2 premières années. Elle associera un traitement immédiat par corticoïdes au moment du diagnostic à l'ajout de rituximab en cas de récidive des symptômes oculaires lors de la décroissance des corticoïdes.
La dénutrition constitue un enjeu majeur en nutrition oncologique, touchant environ 40 % des patients atteints de cancer et ayant des conséquences négatives sur l'efficacité des traitements, la qualité de vie et le pronostic. Elle doit être détectée et prise en charge précocement, sur la base de critères cliniques et biologiques définis par les recommandations de la HAS. Pour y remédier, plusieurs stratégies nutritionnelles sont disponibles, allant de l'enrichissement de l'alimentation orale à la nutrition artificielle. La nutrition entérale, plus physiologique et comportant moins de risques que la nutrition parentérale, est recommandée en première intention. Des outils tels que des plans de soins personnalisés et des recommandations permettent d'adapter la prise en charge des patients. Cependant, la nutrition entérale reste sous-utilisée en pratique clinique, malgré les recommandations. L'étude ADHENUTE, menée à l'Institut Curie, a montré une faible observance des recommandations (31 %) et une tendance à privilégier les compléments nutritionnels oraux, même chez des patients sévèrement dénutris. Le manque de traçabilité des décisions rend difficile l'identification des freins, bien que le refus du patient soit parfois mentionné. Pour améliorer cette situation, des mesures correctives ont été mises en place :
* pour les patients, à travers des ateliers éducatifs visant à les aider à mieux comprendre et accepter la nutrition entérale ;
* pour les professionnels de santé, à travers des sessions de formation destinées à lever les réticences et à renforcer les connaissances.
Une troisième phase de l'étude vise à évaluer l'impact de ces actions, dans le but d'augmenter l'adhésion aux recommandations et le recours à la nutrition entérale.
Un dispositif associant un casque de réalité virtuelle (RV) à des scénarios hypnotiques pourrait constituer un outil efficace pour réduire l'anxiété et l'opposition lors des soins d'hygiène chez des patients atteints de troubles neurocognitifs présentant des symptômes comportementaux et psychologiques. L'objectif principal de ce projet est d'évaluer la faisabilité et l'efficacité des casques de réalité virtuelle avec scénarios hypnotiques par rapport aux soins standards chez des patients atteints de MATA présentant des troubles du comportement lors des soins d'hygiène.
Il s'agit d'une étude randomisée, non comparative, multicentrique, de phase II, menée chez des patients atteints d'un cancer gastrique avancé avec un score combiné positif (CPS) PD-L1 ≥ 5, visant à évaluer l'efficacité et la sécurité du nivolumab et du FOLFOX en association avec EXL01 en traitement de première ligne. Après signature du formulaire de consentement éclairé et confirmation de l'éligibilité du patient, les patients seront randomisés selon un ratio 2:1 entre le bras nivolumab et FOLFOX associé à EXL01 (expérimental) et le bras nivolumab et FOLFOX (contrôle). Dans les deux bras, le traitement sera administré jusqu'à progression de la maladie, toxicité inacceptable, ou pendant une durée maximale de 24 mois (52 cycles).
Les chercheurs recherchent un meilleur moyen de traiter les personnes atteintes d'homocystinurie classique (HCU), une maladie rare transmise par les parents (ou « maladie génétique »). Elle est causée par des modifications du gène de la cystathionine bêta-synthase (ou « CBS ») et empêche une enzyme de fonctionner correctement dans l'organisme. Cette enzyme dégrade une substance appelée homocystéine (issue de la méthionine alimentaire présente dans les protéines) et maintient l'homocystéine et la méthionine à des niveaux normaux. Lorsque cette enzyme ne fonctionne pas, l'homocystéine et la méthionine s'accumulent dans le sang, se diffusent dans différents tissus de l'organisme et empêchent ces tissus de fonctionner normalement. Les personnes atteintes d'HCU peuvent présenter des problèmes de vision, des problèmes osseux, vasculaires et des troubles des fonctions cognitives (la capacité de penser, d'apprendre et de mémoriser). Les traitements disponibles pour l'HCU, tels qu'un régime pauvre en protéines et la bétaïne (Cystadane®), contribuent à réduire les taux d'homocystéine. Le régime consiste en une alimentation pauvre en méthionine associée à un supplément protéique sans méthionine (un produit apportant des protéines supplémentaires pour répondre aux besoins protéiques quotidiens). Ces traitements sont soit insuffisants, soit difficiles à suivre pour de nombreux patients. Le pegtibatinase a été développé par des scientifiques comme une version de l'enzyme CBS pouvant être administrée aux personnes atteintes d'HCU. Les chercheurs pensent que l'administration de pegtibatinase à des personnes atteintes d'HCU déjà sous traitement médical (ou « prise en charge standard ») pourrait réduire leurs taux d'homocystéine. Cette étude est divisée en 7 groupes différents recevant des quantités de médicament différentes. Les 6 premiers groupes ont déjà terminé l'étude. Le groupe 7 prévoit d'inclure des participants venant des États-Unis (à distance et en présentiel), de France et du Qatar.
Cette étude est conçue pour évaluer la sécurité, la tolérance et l'efficacité du DS3610a, administré en monothérapie à des participants atteints de tumeurs solides avancées ou métastatiques.