Mesure de la relaxine plasmatique selon le type de préparation endométriale pour le transfert d'embryon
Les grossesses obtenues par assistance médicale à la procréation (AMP) sont associées à davantage de complications obstétricales que les grossesses naturelles. Dans les grossesses obtenues par fécondation in vitro, différentes issues obstétricales sont observées selon le type de transfert d'embryon réalisé et le type de préparation endométriale. Les études comparant les complications obstétricales selon le type de transfert réalisé (transfert d'embryon frais ou congelé) suggèrent un risque accru de prééclampsie, de macrosomie fœtale et d'hémorragie du post-partum dans les grossesses obtenues par transfert d'embryon congelé. Selon les méthodes de préparation endométriale utilisées avant le transfert d'embryon congelé, différents risques obstétricaux sont observés. Les comparaisons portent principalement sur les cycles stimulés versus les cycles naturels et les grossesses spontanées. Les grossesses obtenues par transfert d'embryon congelé lors d'un cycle stimulé seraient à plus grand risque de prééclampsie, de macrosomie fœtale et d'hémorragie du post-partum que les cycles naturels et les grossesses spontanées. L'un des premiers marqueurs de cette adaptation vasculaire est la longueur cranio-caudale (LCC). En effet, la longueur cranio-caudale des embryons au premier trimestre reflète bien la croissance embryonnaire et donc l'adaptation vasculaire au premier trimestre de la grossesse. Des différences de croissance entre les embryons issus de transferts frais, de transferts congelés et de grossesses spontanées sont visibles précocement, dès le premier trimestre. Parmi les hypothèses avancées pour expliquer ces différences figure la sécrétion de relaxine par le corps jaune, présente lors du cycle naturel mais absente lors du cycle substitué. Cette hormone joue un rôle dans l'adaptation cardiovasculaire et rénale à la grossesse au premier trimestre. Des taux faibles de relaxine seraient donc associés à une moins bonne adaptation cardiorénale au premier trimestre et, par conséquent, à des risques vasculaires accrus en fin de grossesse.
18 à 45 ans · Réf. NCT07477340
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