Potentiel des cellules souches stromales mésenchymateuses pour corriger les dysfonctionnements immunitaires et métaboliques des cellules immunitaires circulantes au cours du sepsis : une étude pilote ex vivo.
Le sepsis est un dysfonctionnement d'organe menaçant le pronostic vital, causé par une réponse immunitaire dérégulée de l'hôte à une infection. Il représente un enjeu majeur de santé publique mondiale. Un état d'immunosuppression compensatoire post-septique pourrait contribuer à une surmortalité en favorisant les infections secondaires, prolongeant ainsi le séjour en réanimation et augmentant le risque de décès. De nouvelles stratégies thérapeutiques venant compléter les traitements antimicrobiens - susceptibles de corriger les altérations fonctionnelles des cellules immunitaires induites par le sepsis (telles que la tolérance à l'endotoxine et la diminution de l'expression de HLA-DR), en partie médiées par des anomalies métaboliques - sont actuellement à l'étude. Parmi celles-ci, les cellules stromales mésenchymateuses (CSM) apparaissent particulièrement prometteuses. Elles sont capables de reprogrammer les cellules immunitaires en réorientant certaines voies métaboliques, notamment en améliorant la fonction mitochondriale. Les CSM ont généralement un effet anti-inflammatoire dans les modèles précliniques d'infection, en particulier dans la phase précoce des pneumopathies sévères sous ventilation, comme l'illustre le modèle animal que nous avons développé, et des essais préliminaires sont actuellement en cours chez l'homme. La capacité des CSM à corriger l'immunosuppression induite par le sepsis n'a pas encore été explorée. Néanmoins, les CSM possèdent la capacité de communiquer avec le microenvironnement inflammatoire dans lequel elles se trouvent, ce qui confère une plasticité à leur réponse. Nous émettons l'hypothèse que les CSM pourraient corriger certains dysfonctionnements immunitaires et métaboliques des cellules immunitaires circulantes chez des patients atteints de sepsis répondant à des critères de sévérité et admis en réanimation. De plus, l'amorçage (ou stimulation préalable) des CSM pourrait permettre une approche thérapeutique plus précise et personnalisée, avec la possibilité d'orienter les CSM vers un phénotype pro-inflammatoire (CSM1) ou anti-inflammatoire (CSM2) par incubation préalable avec des agonistes spécifiques (LPS ; IFN-γ/TNF, respectivement) avant leur administration. Selon le statut immunitaire du patient (phase pro-inflammatoire ou anti-inflammatoire), une telle approche personnalisée permettrait d'optimiser le traitement par CSM.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07812012
Mis à jour le
