Pose d'un stent versus traitement neurochirurgical de l'hypertension intracrânienne idiopathique
L'hypertension intracrânienne idiopathique (HTICi) est une pathologie touchant les adultes jeunes, avec une prédominance féminine, due à une augmentation de la pression intracrânienne, pouvant être associée à une sténose des sinus veineux cérébraux et dont l'origine demeure inconnue. Cette hypertension peut entraîner un œdème papillaire (OP), susceptible de provoquer un rétrécissement du champ visuel et d'évoluer vers la cécité. Associé à une réduction pondérale, l'acétazolamide, qui diminue la production de liquide céphalo-rachidien (LCR), est prescrit en traitement de première intention. Son efficacité est inconstante pour la résorption de l'œdème papillaire et s'accompagne de nombreux effets indésirables. En cas d'inefficacité ou de dépendance à l'acétazolamide associé aux règles hygiéno-diététiques, un traitement de seconde ligne est alors envisagé : traitement neurochirurgical (dérivation interne du LCR) ou endovasculaire (pose d'un stent veineux). Ces techniques invasives ont chacune démontré leur efficacité dans la résorption rapide et durable de l'OP, permettant une amélioration ou une préservation de la fonction visuelle. En termes de morbidité induite, la supériorité d'une technique par rapport à l'autre, si elle existe, n'a pas été établie. L'objectif est de comparer l'efficacité et la sécurité de la dérivation chirurgicale du LCR par rapport à la pose d'un stent dans le sinus veineux dans l'HTICi avec atteinte visuelle modérée à sévère après échec du traitement médical, défini par l'absence de résorption de l'OP après plusieurs mois.
À partir de 18 ans · Réf. NCT05050864
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