Vaccination des candidats à la transplantation hépatique (VACLI)
Les maladies hépatiques chroniques, et en particulier la cirrhose, sont associées à un dysfonctionnement global du système immunitaire. La transplantation hépatique représente le seul traitement de remplacement pour l'insuffisance hépatique terminale et un moyen curatif pour le carcinome hépatocellulaire (CHC) localisé, mais elle nécessite un traitement immunosuppresseur pour limiter le risque de rejet. Les candidats à la transplantation hépatique présentent un risque accru d'infections sévères, dont certaines peuvent être prévenues par la vaccination. En ce qui concerne les maladies à prévention vaccinale, ces patients partagent les mêmes écueils que tous les sujets immunodéprimés : i) une incidence et une sévérité théoriquement ou effectivement accrues de certaines infections justifiant des recommandations vaccinales spécifiques ; ii) une diminution de l'immunogénicité des vaccins ; iii) un risque de développer une maladie vaccinale après l'administration de vaccins vivants atténués. Il est donc recommandé, pour tous les patients en attente de transplantation hépatique : i) de mettre à jour les vaccinations recommandées dans la population générale (DTPw, ROR) ; ii) de vacciner contre les hépatites virales A et B afin de limiter le risque d'hépatite sévère ; iii) de vacciner contre les infections à pneumocoque, la grippe et la varicelle, plus fréquentes et plus graves dans cette population. Cependant, ces recommandations reposent sur des évaluations théoriques et des avis d'experts ; i) l'immunogénicité de la vaccination chez les patients cirrhotiques et la persistance de la protection après transplantation ont été peu évaluées, de même que leurs déterminants ; ii) il existe peu de données concernant la tolérance des vaccinations dans cette population ; iii) la couverture vaccinale des patients atteints d'insuffisance hépatique terminale est mal connue en France et ; iv) la perception et l'acceptabilité des vaccinations n'ont pas été évaluées dans cette population. L'hypothèse des investigateurs est que le calendrier vaccinal actuellement recommandé pour la transplantation hépatique n'assure pas une protection adéquate contre les cibles vaccinales 6 mois après la transplantation hépatique.
À partir de 18 ans · Réf. NCT04446832
Mis à jour le
