Prélèvement de liquide céphalo-rachidien (LCR)
Les maladies neurodégénératives cognitives constituent un enjeu majeur de santé publique. À l'heure actuelle, le diagnostic de certitude repose encore sur des analyses anatomopathologiques. Même si les outils diagnostiques disponibles pour les cliniciens ont permis d'améliorer le diagnostic probabiliste au cours de la vie du patient, il subsiste encore trop d'erreurs diagnostiques et de sous-diagnostic dans ce domaine. L'arrivée des biomarqueurs a permis de réduire ces erreurs diagnostiques, qui étaient de l'ordre de 25 à 30 %. Ce taux d'erreur élevé s'explique par différents paramètres. Ces maladies sont nombreuses et présentent souvent des symptômes communs du fait de l'atteinte de structures cérébrales communes. Ces maladies évoluent progressivement sur plusieurs années et leur diagnostic précoce, lorsque les symptômes sont discrets, les rend encore plus difficiles à diagnostiquer à ce stade. En outre, les comorbidités sont fréquentes chez les personnes âgées, ce qui complique encore le diagnostic de ces maladies. À l'heure actuelle, les seuls biomarqueurs du liquide céphalo-rachidien (LCR) utilisés en routine pour le diagnostic biologique des pathologies cognitives neurodégénératives sont ceux spécifiques de la maladie d'Alzheimer : Aβ42, Aβ40, Tau totale et Tau phosphorylée. Ces biomarqueurs représentent un outil quasi indispensable dans le diagnostic des démences. Il est donc important de déterminer si les biomarqueurs de la maladie d'Alzheimer peuvent être perturbés dans d'autres pathologies cognitives neurodégénératives, mais aussi de trouver des biomarqueurs spécifiques à ces différentes pathologies en facilitant la mise en œuvre d'études cliniques qui permettront ainsi d'améliorer leur diagnostic.
Non précisée · Réf. NCT04844060
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