Cohorte nationale française des personnes atteintes de diabète de type 1
Les maladies cardiovasculaires (CV) sont les complications les plus fréquentes du diabète de type 1 (DT1). Une étude épidémiologique récente a montré que les patients atteints de DT1 présentent un risque de mortalité cardiovasculaire deux fois plus élevé, même en cas de bon contrôle glycémique. Par ailleurs, il a été montré que les patients atteints de DT1 sans facteur de risque cardiovasculaire traditionnel présentaient un risque d'événement cardiovasculaire environ 80 % plus élevé que les personnes non diabétiques. Cela indique que d'autres facteurs de risque modifiables en lien avec la mortalité cardiovasculaire restent à identifier. L'un des candidats susceptibles d'aider à démêler les facteurs associés à l'augmentation de la mortalité cardiovasculaire chez les patients atteints de DT1 est la variabilité glycémique, qui pourrait contribuer aux complications du diabète. En effet, les hypoglycémies sévères, l'une des conséquences les plus graves de la variabilité glycémique, sont associées à une mortalité plus élevée chez les patients atteints de diabète de type 1 et de type 2. Afin d'évaluer la relation entre la variabilité glycémique, les modalités d'insulinothérapie et le risque cardiovasculaire, ainsi que d'autres questions relatives aux déterminants de santé du DT1, nous constituons une large étude de cohorte observationnelle, prospective et multicentrique regroupant 15 000 patients atteints de DT1, âgés de plus de 6 ans, afin de réaliser ce qui suit : * Recueil des informations cliniques * Évaluation de la variabilité glycémique (évaluée par le coefficient de variation du glucose (CV) calculé à partir des données de mesure continue du glucose (CGM) téléchargées automatiquement) * Constitution d'une biobanque comprenant plasma, ADN, urine, salive et cheveux. * Recueil des résultats rapportés par les patients au moyen d'auto-questionnaires (questionnaires en ligne). * Réalisation d'un suivi actif pendant une période de 10 ans avec une visite intermédiaire tous les 3 ans. * Suivi passif : mise en relation avec le Système National de Données de Santé (SNDS) afin de recueillir de manière exhaustive les événements de santé tels que les décès, les événements cardiovasculaires et les hospitalisations (y compris les hypoglycémies sévères).
6 à 100 ans · Réf. NCT04657783
