Résistance de la néphropathie à IgA aux traitements conventionnels et nouvellement approuvés : une étude observationnelle en vie réelle (RESIGAN)
La néphropathie à IgA (NIgA) est la glomérulonéphrite primitive la plus fréquente dans le monde, caractérisée par des dépôts mésangiaux glomérulaires d'IgA, souvent associés à des IgG et à du C3. Malgré sa prévalence, la physiopathologie de la NIgA reste mal comprise. Le pronostic varie considérablement, allant d'une hématurie bénigne à une glomérulonéphrite rapidement progressive, pouvant conduire à une insuffisance rénale terminale en quelques mois. La classification MEST-C améliore la caractérisation du pronostic et alimente des systèmes de score intégrés ; toutefois, bien qu'utiles pour évaluer le pronostic global, ces scores ne permettent pas de prédire de manière fiable la réponse au traitement et ne sont pas validés pour la néphrite associée à la vascularite à IgA. Compte tenu de l'hétérogénéité de la maladie, les options thérapeutiques pour la NIgA, avec ou sans vascularite, restent controversées. Les stratégies néphroprotectrices qui réduisent la pression intraglomérulaire par blocage du SRA sont essentielles à la prise en charge de la NIgA. Les corticoïdes sont envisagés dans les formes rapidement progressives, mais leur efficacité en cas de protéinurie persistante malgré une néphroprotection optimisée fait débat. D'autres traitements immunosuppresseurs, tels que le ciblage des lymphocytes B et l'inhibition du complément, sont en cours d'évaluation. Des stratégies néphroprotectrices récemment développées, notamment les inhibiteurs du SGLT2 et les antagonistes des récepteurs de l'endothéline-1, pourraient influencer de manière significative les approches thérapeutiques futures. Bien que disponibles dans de nombreux pays européens, leur efficacité en vie réelle n'a pas été évaluée. L'identification des facteurs associés à une protéinurie persistante et à une dysfonction rénale malgré une néphroprotection optimisée constitue un besoin médical majeur non satisfait. Nous formulons l'hypothèse que des stratégies néphroprotectrices innovantes réduiront le risque de protéinurie persistante et de dysfonction rénale au sein d'une cohorte de patients atteints de NIgA.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06926244
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