Temps de montée systolique mesuré par photopléthysmographie
L'artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) et le diabète constituent des enjeux majeurs de santé publique. En 2020, selon les dernières données épidémiologiques, on estime qu'il y aura plus d'un million de patients atteints d'AOMI et plus de 3,5 millions de patients diabétiques en France. Chez le patient diabétique, le dépistage de l'AOMI est réalisé par le calcul de l'index de pression systolique orteil-bras (IPSo), une technique qui reste chronophage et techniquement exigeante, ce qui limite son utilisation pour le dépistage clinique de routine. Une nouvelle méthode photopléthysmographique (PPG) permet de déterminer la qualité de la perfusion périphérique grâce au calcul automatique du temps de montée systolique (TMS en ms). Cette méthode apparaît comme une alternative technique prometteuse, peu coûteuse, plus rapide et plus simple, susceptible d'améliorer la diffusion du dépistage vasculaire chez les diabétiques. À ce jour, aucune étude prospective n'a établi de relation entre la mesure du temps de montée systolique par la méthode PPG et l'IPSo dans une population diabétique spécifique. Nous réaliserons une étude prospective bicentrique (CHU de Nice et hôpital d'Antibes) comparant les deux techniques. L'objectif principal de notre étude sera de comparer les valeurs du temps de montée systolique obtenues par une méthode PPG et l'IPSo dans une population de patients diabétiques. Les objectifs secondaires seront de comparer les valeurs de l'IPSo au rapport entre les mesures du TMS au niveau de l'orteil et le TMS de référence mesuré au niveau de la main, et de déterminer la sensibilité-spécificité du TMS mesuré par PPG par rapport à l'IPSo dans la détection d'une AOMI significative chez les diabétiques.
À partir de 18 ans · Réf. NCT05795582
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