Dernier essai recensé
Validité intrinsèque de la détection de marqueur(s) moléculaire(s) sur l'ADN tumoral tissulaire pour prédire l'efficacité du traitement par 177Lutétium-PSMA-617 (Lu-PSMA) dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l'homme. Son incidence augmente avec le vieillissement de la population. Au stade localisé, le taux de survie globale (SG) à 5 ans est de 98 %. La progression métastatique et la résistance à la castration ont un impact négatif sur le pronostic. Malgré les avancées récentes dans la prise en charge, la SG à 5 ans est d'environ 30 %. Les progrès thérapeutiques dans cette indication ont principalement été réalisés grâce à l'utilisation des taxanes et de l'hormonothérapie de deuxième génération. Ces traitements ont amélioré la SG et la survie sans progression (SSP). Ils sont désormais utilisés comme traitement standard. Plus récemment, l'essai de phase III VISION a confirmé l'amélioration de la SG et de la SSP radiologique obtenue par le traitement par le radioligand 177Lutétium-PSMA-617 (Lu-PSMA) chez les patients atteints d'un cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm) à un stade avancé. Ce traitement est actuellement disponible en accès précoce en France. Malgré des résultats encourageants, 40 % des patients ne répondent pas au Lu-PSMA, et il n'existe actuellement aucun facteur prédictif validé. Des études sont en cours, mais l'identification de biomarqueurs semble nécessaire pour mieux stratifier le risque chez ces patients. De nombreux tests pronostiques tissulaires basés sur des caractéristiques moléculaires ou la prolifération cellulaire émergent dans cette perspective. À l'heure actuelle, le profilage moléculaire n'est pas une technique de routine pour le cancer de la prostate, contrairement à d'autres cancers solides. À un stade précoce, l'outil de classification génomique Decipher® a démontré une utilité pronostique indépendamment des données thérapeutiques et clinico-pathologiques. Selon des études récentes, l'analyse du méthylome permettrait de subdiviser les CPRCm et pourrait aider à identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Au stade métastatique, certaines anomalies moléculaires impliquant des gènes de réparation de l'ADN sont prédictives de la réponse aux inhibiteurs de PARP. L'analyse moléculaire (mutations, altérations du nombre de copies, expression génique, méthylation de l'ADN) pourrait donc être utile pour optimiser la prise en charge des patients atteints de CPRCm traités par Lu-PSMA. Si des anomalies moléculaires fiables sont identifiées sur le tissu, une technique diagnostique basée sur l'analyse de l'ADN tumoral circulant (ADNtc) sera utile à la prise de décision pour ces patients. Une collection biologique sera donc constituée au cours de cette étude, en vue d'utiliser l'analyse de l'ADNtc dans des recherches ultérieures.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06600802
Mis à jour le
