Troubles neurocognitifs après un accident vasculaire cérébral ischémique
Touchant plus de 150 000 patients en France, l'accident vasculaire cérébral (AVC) constitue un enjeu majeur de santé publique et une cause majeure de handicap dans le monde. Dans les pays occidentaux, 80 à 85 % des AVC sont de type ischémique. Cette étude portera sur des adultes jeunes, âgés de 18 à 45 ans, ayant un diagnostic d'AVC ischémique. Les études évaluant la cognition post-AVC chez des patients jeunes rapportent une prévalence alarmante de troubles cognitifs, touchant environ 60 % des survivants d'un AVC entre 4 et 12 mois après l'épisode aigu. Cependant, les données longitudinales sur les trajectoires neurocognitives (c'est-à-dire l'évolution des troubles cognitifs au fil du temps) chez les patients jeunes atteints d'AVC ischémique font défaut. Le recueil de telles données nécessite une évaluation neuropsychologique exhaustive ainsi que plusieurs évaluations fonctionnelles, à différents moments, pour un même patient. L'étude neurocognitive répétée de patients jeunes atteints d'AVC ischémique permettra : une description de la prévalence de l'altération de l'efficience cognitive globale, une analyse des domaines neurocognitifs spécifiques atteints, et le suivi des trajectoires de récupération des troubles cognitifs au fil du temps, en termes d'efficience cognitive globale et en fonction des domaines neurocognitifs spécifiques (mémoire, fonctions exécutives, attention, cognition sociale, fonctions instrumentales, fatigabilité, etc.). À ce jour, les facteurs prédictifs clinico-radiologiques et les facteurs associés aux troubles neurocognitifs après un AVC ischémique chez les patients jeunes n'ont pas été étudiés. L'AVC ischémique provoque des lésions cérébrales aiguës de la substance grise (SG) et de la substance blanche (SB). De nombreuses études suggèrent que la santé cognitive pourrait être plus étroitement liée à l'intégrité de la SB qu'à celle de la SG. L'imagerie par résonance magnétique (IRM), et en particulier les séquences de tenseur de diffusion (DTI), permet d'analyser les faisceaux de SB. Grâce à des algorithmes de tractographie, l'analyse d'image permet de reconstruire les faisceaux de fibres de SB et de quantifier le volume des lésions (préexistantes et induites par l'AVC ischémique) au sein du faisceau de SB. L'objectif de cette étude est d'étudier si l'étendue des lésions préexistantes et aiguës de la substance blanche est associée à une moins bonne récupération cognitive après un AVC ischémique, tant en termes de performance cognitive globale que d'altération de domaines neurocognitifs spécifiques.
18 à 45 ans · Réf. NCT06262529
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