Détermination de la lipocaline de type prostaglandine (L-PGDS) dans le sang, les urines, les prélèvements vaginaux et l'ablation endométriale par dosage immuno-enzymatique (ELISA)
La prostaglandine D2 (PGD2) possède une activité anti-inflammatoire, notamment via la lipocaline de type prostaglandine (L-PGDS). La L-PGDS a été étudiée dans des pathologies telles que l'apnée du sommeil, la polyarthrite rhumatoïde, l'asthme et les phénomènes allergiques, mais jamais dans l'adénomyose. L'adénomyose est une pathologie multifactorielle œstrogéno-dépendante dont la physiopathologie reste mal définie. Cet hyperœstrogénisme entraîne une inflammation chronique, notamment via l'activation de la voie de signalisation de la prostaglandine H2 (PGH2). Cela conduirait à une production excessive de prostaglandines E2 (PGE2) et F2α (PGF2α) et à une diminution de la PGD2, et donc de la L-PGDS, entraînant la prolifération des cellules endométriales dans le myomètre par transition épithélio-mésenchymateuse via l'aromatase. Une étude préliminaire comparant l'expression de la L-PGDS a mis en évidence une diminution significative de la L-PGDS dans l'utérus des femmes présentant des lésions d'adénomyose par rapport à des témoins sains. Cependant, au cours de cette étude, certaines informations n'ont pas été recueillies, notamment les symptômes des patientes, les données radiologiques préopératoires et l'indication chirurgicale. Les auteurs de l'étude font l'hypothèse que la L-PGDS pourrait constituer un marqueur diagnostique tissulaire et circulant potentiel de l'adénomyose à ses stades précoces. La L-PGDS apparaît comme un bon candidat pour aider au diagnostic de l'adénomyose au moyen d'un dosage peu invasif pour les patientes (sang ou urine).
18 à 57 ans · Réf. NCT06864494
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