Pour un nouveau-né, localiser puis se fixer au sein de la mère constitue l'interaction sociale fondatrice. Ce moment déterminant influence non seulement la survie du nouveau-né, mais conditionne également l'engagement physiologique (lactation) et psychologique (attachement) de la mère, ainsi que la santé à long terme de l'enfant et de la mère. Cependant, selon l'OMS, trois nouveau-nés sur cinq ne sont pas exclusivement allaités pendant les 6 mois recommandés, et plusieurs études récentes signalent des taux sous-optimaux d'initiation de l'allaitement en maternité, en partie en raison de difficultés de mise au sein, d'une succion insuffisante ou d'un refus du sein. Cette situation compromet la prise initiale de colostrum/lait, ainsi que l'établissement des premiers liens affectifs. De nombreuses données de recherche issues de la biologie, de la psychologie et de la pédiatrie montrent que les expériences sensorielles néonatales et maternelles jouent un rôle central dans l'initiation de l'allaitement. Cependant, notre compréhension des mécanismes sensoriels et comportementaux en jeu reste incertaine. Alors que les interactions visuelles et auditives ont été largement documentées, d'autres modalités sensorielles - le toucher, la chimioréception et la kinesthésie - restent largement négligées, bien que leur rôle essentiel ait été documenté chez d'autres mammifères. Les investigateurs s'intéresseront au rôle de l'olfaction dans l'organisation des réponses adaptatives du nouveau-né au sein de la mère et de la mère à son bébé. De nombreuses données de recherche issues de la biologie, de la psychologie et de la pédiatrie montrent que les expériences sensorielles néonatales et maternelles jouent un rôle central dans l'initiation de l'allaitement. Cependant, notre compréhension des mécanismes sensoriels et comportementaux impliqués reste incertaine. Alors que les interactions visuelles et auditives ont été largement documentées, d'autres modalités sensorielles - le toucher, la chimioréception et la kinesthésie - ont reçu peu d'attention, bien que leur rôle essentiel ait été documenté chez d'autres mammifères. Ici, les investigateurs s'intéresseront au rôle de l'olfaction dans l'organisation des réponses adaptatives du nouveau-né au sein de la mère et de la mère à son bébé. Les données de recherche chez l'humain montrent que : 1) plusieurs sécrétions mammaires (colostrum/lait, sécrétions aréolaires) émettent des composés odorants, et 2) les nouveau-nés y répondent de manière stéréotypée et reproductible. Ces odeurs, propres à la glande mammaire, servent à faciliter les toutes premières interactions mère-nourrisson. Cependant, la source de ces composés odorants reste incertaine, et leur nature chimique est inconnue. Sans identification chimique précise, il est difficile de comprendre pleinement les mécanismes par lesquels les odeurs influencent le comportement du nouveau-né envers le sein de la mère au début de l'allaitement. Inversement, les odeurs corporelles du nouveau-né pourraient également véhiculer des informations sur son état émotionnel ou métabolique et influencer la motivation et le comportement maternels. Sur la base de recherches menées chez d'autres mammifères, ainsi que d'études portant sur notre propre espèce, les investigateurs savent que : 1) les mères en post-partum sont très sensibles à l'odeur corporelle de leurs nouveau-nés, et 2) les nouveau-nés émettent des composés odorants appréciés par les mères (même si les nourrissons ne sont pas les leurs). Il ne peut donc être exclu que les mères humaines réagissent, même inconsciemment, à ces odeurs infantiles et que ces odeurs puissent contribuer à réguler la psychophysiologie maternelle (en particulier celle qui sous-tend la lactation et les mécanismes de chimiocommunication associés).
Non précisée · Réf. NCT07616076