Combinaison de biomarqueurs de surface des leucocytes mesurés par cytométrie pour différencier les infections bactériennes des infections virales aux urgences : cohorte multicentrique pour la validation des performances diagnostiques
La caractérisation de l'étiologie bactérienne ou virale d'un épisode infectieux est nécessaire tant pour les décisions d'isolement que pour l'utilisation raisonnée des antibiotiques. Aux urgences, l'identification directe de l'agent pathogène en cause est rarement disponible en temps réel. Une alternative consiste à identifier la réponse de l'hôte à une infection bactérienne ou virale. L'une de ces réponses de l'hôte est l'expression de marqueurs de surface des leucocytes périphériques, mesurée par cytométrie en flux. Les investigateurs et d'autres équipes ont rapporté les performances diagnostiques élevées de combinaisons de biomarqueurs de surface cellulaire pour différencier les infections bactériennes des infections virales. L'étude CYTOBACT vise à confirmer, sur une cohorte multicentrique de 500 patients (dont 200 déjà recueillis lors d'une autre étude : SEPTIMET), les meilleures combinaisons pour cette problématique diagnostique. L'étude sera menée dans 3 services d'urgences du réseau hospitalier de l'AP-HP, à Paris, en France. Il sera proposé aux patients présentant une suspicion d'infection de participer. Aucune intervention ne sera introduite dans le cadre des soins courants aux urgences, qui resteront à la discrétion du médecin urgentiste en charge du patient. Lors du prélèvement sanguin de routine aux urgences, un volume supplémentaire de 30 ml de sang total sera prélevé, centrifugé, aliquoté et conservé à -80 °C en vue de la mesure ultérieure de l'expression d'un panel de marqueurs de surface cellulaire. Les participants seront suivis pendant leur hospitalisation (le cas échéant) et pendant 28 jours au maximum. Les données cliniques à l'admission, les examens sanguins usuels et l'ensemble des investigations microbiologiques réalisées pendant le séjour hospitalier seront enregistrés dans un cahier d'observation électronique (eCRF). Sur la base de l'ensemble de ces données enregistrées (à l'exception des résultats de la cytométrie en flux pour les biomarqueurs de surface cellulaire), 2 évaluateurs indépendants qualifieront l'épisode infectieux comme bactérien, viral ou absence d'infection, et (le cas échéant) comme infection, sepsis ou choc septique (selon les définitions Sepsis 3.0). À l'aide de différents outils statistiques d'apprentissage automatique (« machine learning »), toutes les combinaisons de biomarqueurs de surface cellulaire seront testées afin de sélectionner celles présentant la meilleure performance pour différencier les infections bactériennes des infections virales.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06155266
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