Diabète gestationnel précoce
En 2010, le groupe de travail de l'International Association of the Diabetes and Pregnancy Study Groups (IADPSG) a publié des recommandations consensuelles sur le diagnostic et la classification de l'hyperglycémie pendant la grossesse. Conscient que des degrés plus légers d'hyperglycémie seraient également détectés par un dépistage précoce de la grossesse, l'IADPSG a recommandé qu'une glycémie à jeun (GAJ) comprise entre 5,1 et 6,9 mmol/l soit considérée comme diagnostique d'un diabète gestationnel (DG) précoce, même si le niveau de preuve de cette recommandation est très faible concernant le pronostic. Ce seuil a été extrapolé à partir de la valeur de GAJ utilisée entre 24 et 28 semaines. En France, une GAJ est proposée lors de la première consultation prénatale pour les femmes présentant des facteurs de risque de DG. Un DG précoce est diagnostiqué si la GAJ est ≥ 5,1 mmol/l, entraînant une prise en charge métabolique intensive. Les données ont montré que la prévalence du DG a rapidement augmenté, passant de 5,9 % en 2009 à 9,3 % en 2014. 26,9 % des femmes présentant une hyperglycémie pendant leur grossesse mais sans diabète connu sont traitées avant 22 semaines d'aménorrhée (SA). Des données plus récentes provenant d'Italie et de Chine, où les critères diagnostiques de l'IADPSG ont été appliqués, ont fortement remis en question cette recommandation et ont montré qu'une GAJ précoce ≥ 5,1 mmol/l est peu prédictive d'un DG ultérieur. Aucune étude antérieure n'a démontré de bénéfices à un dépistage et une prise en charge précoces. En 2016, les membres de l'IADPSG ont suggéré que l'utilisation du seuil de GAJ ≥ 5,1 mmol/l pour l'identification du DG en début de grossesse n'est pas justifiée par les données actuelles.
À partir de 18 ans · Réf. NCT04451915
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