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Filet prérectal préventif par laparoscopie (LAPPRE)

Essai contrôlé randomisé, en double aveugle, de non-infériorité comparant les résultats de la sacrocolpopexie par laparoscopie avec ou sans filet prérectal préventif chez des femmes opérées d'un prolapsus urogénital sans prolapsus significatif de la paroi vaginale postérieure

Promoteur : University Hospital, Lille

Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 14 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.

Texte original (anglais)

LAparoscopic Preventive PRErectal Mesh

Non-inferiority Randomized Double Blind Controlled Trial Comparing Results of Laparoscopic Sacrocolpopexy With or Without Preventive Prerectal Mesh in Women Operated for Urogenital Prolapse Without Significant Posterior Vaginal Wall Prolapse

Urogenital prolapse is a frequent and invalidating pathology in women, involving the anterior vaginal wall and the uterus in most cases. Posterior vaginal wall prolapse is present in only 50% of cases. Surgery is an option for women with troublesome prolapse. A woman's lifetime risk of undergoing surgery for pelvic organ prolapse (POP) surgery by the age of 80 is around 19%. Laparoscopic sacrocolpopexy (LS) with synthetic non-absorbable mesh is considered the gold standard, with a composite success rate of 85% at one year (Prospere study). Based on early experience and historical habits, a prerectal mesh was used to be systematically placed in the rectovaginal space, in addition to the anterior and apical mesh placed in the vesicovaginal space, in order to prevent de-novo posterior prolapse (reported rates up to 33%). The benefit of preventive prerectal mesh is questionned on the basis of a single retrospective study comparing 68 LS with double-mesh (anterior \& posterior, DM) to 32 LS with a single anterior mesh (SAM): posterior recurrence rates were respectively 5.9 vs. 31.3% (p\<0,01), and total recurrence rates 16.2 vs. 43.8% (p\<0.01). However, as this difference was not significant in the subgroup of patients without associated cervicocystopexy, the authors concluded that the risk of posterior failure was only due to the cervicocystopexy itself (anti-urinary incontinence procedure which has been abandoned since). On the other hand, a prerectal mesh increases the risk for specific complications: rectal injury (up to 3%), anal pain (up to 25%), mesh exposition (up to 2%). Furthermore the posterior mesh increases the procedure by a minimum of 30 minutes (Robolaps study, unpublished data). The rate of de-novo obstructed defecation after LS with prerectal mesh is reported up to 25%. It could be explained by the mesh itself, but also by nerve injuries during the dissection of the rectovaginal space and rectal stalks.

Le prolapsus urogénital est une pathologie fréquente et invalidante chez la femme, impliquant dans la plupart des cas la paroi vaginale antérieure et l'utérus. Le prolapsus de la paroi vaginale postérieure n'est présent que dans 50 % des cas. La chirurgie est une option pour les femmes présentant un prolapsus gênant. Le risque, au cours de la vie d'une femme, de subir une chirurgie du prolapsus des organes pelviens (POP) d'ici l'âge de 80 ans est d'environ 19 %. La sacrocolpopexie par laparoscopie (LS) avec un filet synthétique non résorbable est considérée comme le traitement de référence, avec un taux de succès composite de 85 % à un an (étude Prospere). Sur la base de l'expérience initiale et des habitudes historiques, un filet prérectal était systématiquement placé dans l'espace recto-vaginal, en complément du filet antérieur et apical placé dans l'espace vésico-vaginal, afin de prévenir un prolapsus postérieur de novo (taux rapportés allant jusqu'à 33 %). Le bénéfice du filet prérectal préventif est remis en question sur la base d'une seule étude rétrospective comparant 68 LS avec double filet (antérieur et postérieur, DM) à 32 LS avec un seul filet antérieur (SAM) : les taux de récidive postérieure étaient respectivement de 5,9 % vs 31,3 % (p < 0,01), et les taux de récidive totale de 16,2 % vs 43,8 % (p < 0,01). Cependant, cette différence n'étant pas significative dans le sous-groupe de patientes sans cervico-cystopexie associée, les auteurs ont conclu que le risque d'échec postérieur était uniquement lié à la cervico-cystopexie elle-même (intervention contre l'incontinence urinaire d'effort, abandonnée depuis). En revanche, un filet prérectal augmente le risque de complications spécifiques : lésion rectale (jusqu'à 3 %), douleur anale (jusqu'à 25 %), exposition du filet (jusqu'à 2 %). Par ailleurs, le filet postérieur allonge l'intervention d'au moins 30 minutes (étude Robolaps, données non publiées). Le taux de dyschésie de novo après LS avec filet prérectal est rapporté jusqu'à 25 %. Il pourrait s'expliquer par le filet lui-même, mais aussi par des lésions nerveuses survenant lors de la dissection de l'espace recto-vaginal et des piliers rectaux.

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