Les liens entre les processus exécutifs et linguistiques et leurs déterminants lésionnels à partir d'une tâche de fluence verbale
Les tests de fluence verbale nécessitent de produire le plus de mots possible en une ou deux minutes. Ce test est très sensible aux principales maladies cérébrales et est donc largement utilisé en pratique clinique courante à des fins diagnostiques. La tâche de fluence verbale requiert plusieurs processus cognitifs, notamment des processus exécutifs et linguistiques, dont il est difficile d'extraire l'origine du déficit. Pour cette raison, les tests de fluence sont interprétés de manière variable en termes exécutifs ou langagiers. La mise en œuvre d'un protocole expérimental explorant séparément chacun de ces processus et étudiant les liens entre la tâche de fluence verbale et chacun de ces processus devrait permettre une meilleure compréhension de l'origine du déficit de fluence verbale après une lésion cérébrale et améliorer l'identification des structures cérébrales clés. En effet, les déterminants lésionnels de cette tâche restent à préciser malgré des avancées remarquables liées à l'évolution des techniques d'imagerie (cartographie lésion-symptôme fondée sur le voxel (VLSM) ; morphométrie fondée sur le voxel (VBM)). Par ailleurs, si l'évaluation directe des processus linguistiques, de la mémoire sémantique et de la vitesse de traitement est bien définie, l'examen de la composante exécutive (c'est-à-dire le processus de recherche stratégique) reste à établir et sera entrepris dans cette étude. Ce travail s'appuiera sur des données issues de travaux multicentriques antérieurs, sur des méthodologies validées tant pour l'analyse que pour l'interprétation des performances cognitives, ainsi que sur des corrélations anatomo-cliniques au niveau du voxel, et sera réalisé dans le cadre de maladies neurodégénératives cognitives et cérébrovasculaires.
À partir de 18 ans · Réf. NCT05875103
Mis à jour le
