Attitudes et croyances liées à la déprescription des benzodiazépines
Impact de la mise à disposition d'un document d'information éducatif en soins courants sur les attitudes et croyances liées à la déprescription des benzodiazépines
Promoteur : Hospices Civils de LyonTous ses essais recensés
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- Âge annoncé
- À partir de 65 ans
- Sexes admis
- Tous
- Phase
- Non applicable
- Type d’étude
- Observationnelle
Présentation
Résumé de l’étude
L'utilisation des benzodiazépines chez les personnes âgées est associée à un risque accru d'effets indésirables en raison des modifications physiologiques liées à l'âge. Plusieurs études ont rapporté un risque plus élevé de chutes et de fractures, avec un impact significatif sur la qualité de vie, la morbidité, la mortalité et les coûts de santé. Les benzodiazépines peuvent également entraîner des troubles cognitifs, notamment une diminution de la vigilance, des déficits de mémoire et une altération des fonctions psychomotrices, augmentant le risque de confusion et de délirium, en particulier en milieu hospitalier. Ces effets peuvent en outre compromettre la qualité de vie et l'autonomie fonctionnelle des patients âgés.
L'usage chronique expose également les patients à une dépendance physique et psychologique, avec des symptômes de sevrage potentiels lors de la réduction de la dose ou de l'arrêt du traitement. Cela contribue à la difficulté de mettre en œuvre la déprescription dans cette population. La déprescription est définie comme un processus planifié et supervisé visant à réduire ou arrêter un médicament lorsque ses risques l'emportent sur L'utilisation des benzodiazépines chez les personnes âgées est associée à un risque accru d'effets indésirables en raison des modifications physiologiques liées à l'âge. Plusieurs études ont rapporté un risque plus élevé de chutes et de fractures, avec un impact significatif sur la qualité de vie, la morbidité, la mortalité et les coûts de santé.
Les benzodiazépines peuvent également entraîner des troubles cognitifs, notamment une diminution de la vigilance, des déficits de mémoire et une altération des fonctions psychomotrices, augmentant le risque de confusion et de délirium, en particulier en milieu hospitalier. Ces effets peuvent en outre compromettre la qualité de vie et l'autonomie fonctionnelle des patients âgés. L'usage chronique expose également les patients à une dépendance physique et psychologique, avec des symptômes de sevrage potentiels lors de la réduction de la dose ou de l'arrêt du traitement. Cela contribue à la difficulté de mettre en œuvre la déprescription dans cette population.
La déprescription est définie comme un processus planifié et supervisé visant à réduire ou arrêter un médicament lorsque ses risques l'emportent sur ses bénéfices potentiels, selon une approche individualisée centrée sur le patient. Les autorités de santé recommandent donc de limiter l'utilisation des benzodiazépines à de courtes durées, de réévaluer régulièrement la pertinence du traitement et de mettre en œuvre, chaque fois que possible, une diminution progressive et supervisée. Néanmoins, malgré ces recommandations, l'utilisation des benzodiazépines reste élevée chez les personnes âgées, avec des durées de traitement dépassant souvent les délais recommandés malgré un rapport bénéfice-risque défavorable.
Les données issues des bases de données nationales, notamment le Système National des Données de Santé (SNDS), confirment que la consommation demeure importante malgré les recommandations existantes. Dans ce contexte, la déprescription représente une stratégie clé. Cependant, la mise en œuvre de la déprescription en pratique clinique reste complexe. Plusieurs études ont montré que l'attachement au médicament, la crainte d'un rebond de l'anxiété ou d'une récidive de l'insomnie, et l'inquiétude concernant les symptômes de sevrage constituent des freins cognitifs et émotionnels majeurs à l'arrêt du traitement, tant pour les professionnels de santé que pour les patients. Ces freins soulignent l'importance de mieux comprendre les attitudes, croyances et perceptions des patients à l'égard de leur traitement. Le questionnaire révisé sur les attitudes des patients envers la déprescription, spécifique aux benzodiazépines (rPATD Benzo), est un outil validé, disponible en français, qui évalue ces dimensions, notamment l'attachement au traitement et la volonté de réduire ou d'arrêter le médicament.
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