Dynamique périopératoire de la dépense énergétique chez les patients opérés d'une œsophagectomie
La chirurgie de résection œsophagienne carcinologique fait partie des chirurgies digestives dites majeures, c'est-à-dire comportant un risque périopératoire élevé (morbidité et mortalité) chez des patients dénutris ou à haut risque de dénutrition. La prise en charge nutritionnelle de ces patients constitue une composante importante de la prise en charge périopératoire globale. La chirurgie œsophagienne selon la technique de Lewis-Santy nécessite une voie d'abord thoracique (thoracotomie ou thoracoscopie) et une voie d'abord abdominale (laparotomie ou laparoscopie). La reprise de l'alimentation orale est contre-indiquée en période postopératoire immédiate. Le recours à une jéjunostomie d'alimentation n'est pas systématique. Les méthodes utilisées pour la prise en charge du support nutritionnel artificiel varient selon les centres, mais la durée prévisible du jeûne et/ou d'apports inférieurs à 50 % des besoins nutritionnels est toujours supérieure à 5 jours. Actuellement, les besoins énergétiques totaux sont calculés à l'aide de formules qui prennent en compte l'état inflammatoire du patient (patient stable, instable ou stabilisé), le poids idéal théorique et le statut nutritionnel antérieur, afin de se rapprocher au maximum de la dépense énergétique réelle, et font l'objet de protocoles nutritionnels périopératoires propres à chaque centre. La calorimétrie indirecte permet de mesurer de façon fiable la dépense énergétique au cours de la période périopératoire. L'étude OESOCAL s'inscrit dans la continuité de cette réflexion. Elle postule que la dépense énergétique peut varier selon la voie d'abord chirurgicale, et que la calorimétrie indirecte peut être utilisée pour optimiser le support nutritionnel afin d'éviter une sur- ou une sous-nutrition, susceptible d'être responsable d'une augmentation des complications infectieuses.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06921668
Mis à jour le
